Test EBOLA VILLAGE : un survival horror fortement inspiré de Resident Evil
Le test du jeu EBOLA VILLAGE a été réalisé sur PS5.

Ce qu'il faut retenir :
EBOLA VILLAGE est un survival horror sur PS5 et PC (Steam). Vous incarnez Maria, plongée dans un village soviétique isolé à la recherche de ses proches. Le jeu propose exploration, énigmes simples, combats à la première personne et objets à collecter, dans une ambiance sombre et oppressante. L’univers sonore et graphique reste limité, et le gameplay manque de fluidité. Inspiré fortement de Resident Evil, le titre séduira surtout les amateurs de productions indépendantes à petit prix.
✨︎ Généré par l’IA à partir du texte rédigé par Benjamin LevySommaire
EBOLA VILLAGE

Ebola Village est un jeu vidéo qui s’inscrit dans la continuité de la série EBOLA, développée par IndieGamesStudio, un studio indépendant russe composé d’une seule personne. Son créateur, Viktor, travaille en effet en solo et s’est formé de manière autodidacte. Cette fois-ci, l’histoire de cet épisode change de décor et nous plonge au cœur de l’URSS, tout en conservant les bases de la licence largement inspirée des jeux d’horreur de la fin des années 90: un virus expérimental, des installations secrètes et une contamination qui dégénère. Au niveau originalité, vous l'aurez compris que ce n'est déjà pas son point fort.
Pour ma part, Ebola Village a été l'occasion de découvrir la série. Je ne connaissais pas encore cet univers, mais quand on parle de sensations rappelant des références comme Resident Evil, ma curiosité est forcément piquée. Découvrez le test d'EBOLA VILLAGE disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch depuis le 23 janvier 2026 et sur PC via Steam depuis mai 2025.
EBOLA VILLAGE affiche clairement ses inspirations, notamment du côté de Resident Evil
L'histoire et l'univers
Le scénario d’EBOLA VILLAGE suit Maria, dont la vie bascule lorsqu’un programme télévisé est brusquement interrompu par une alerte évoquant une menace biologique. Inquiète pour ses proches et trop occupée pour ranger son appartement, elle décide de se rendre dans un village isolé au cœur de l’URSS pour retrouver sa mère et son ex-mari, Ruslan.

Entre secrets, scènes d’horreur et atmosphère oppressante, le joueur doit découvrir ce qui s’est passé et s’en sortir vivant. Le jeu mise sur l’immersion dans un village soviétique délabré, avec des éléments à collecter pour poursuivre l’aventure : la clé pour ouvrir une porte, le code pour un coffre, le médaillon pour accéder à une autre zone, etc.

L’histoire, racontée en russe et sous-titrée en plusieurs langues dont le français, souffre d’une traduction maladroite qui ne favorise pas l’immersion. Pourtant, l’idée de base est intéressante et rappelle clairement Resident Evil 4 ou Resident Evil Village. L’écriture manque cependant de profondeur et s’appuie trop sur des documents fragmentés pour faire avancer l’intrigue. Comme le souligne Xlan dans ses tests, si le jeu ne parvient pas à transmettre son histoire par le gameplay ou les cinématiques, ce n’est pas au joueur de devoir tout lire pour comprendre ce qui se passe.

Un des éléments les plus intéressants du jeu apparaît au milieu de l’aventure : certains habitants ont participé à un court-métrage, et l’on découvre même des photos réelles d’acteurs. En creusant un peu sur YouTube, j’ai constaté que le jeu est accompagné d’un court-métrage en prises de vues réelles, servant de préquelle et faisant le lien avec certains événements du jeu. Utiliser plusieurs médias pour raconter une histoire de bout en bout avec des éléments croisés, est plutôt rare et je trouve que c’est une idée vraiment réussie. De mémoire, le jeu Defiance avait déjà tenté l'experience.


On trouve même une copie VHS de la vidéo, ce qui m’a rappelé un point’n’clic sur Apple II : à un moment, on découvre une disquette sur laquelle est inscrit « super jeu ». Le jeu nous demande si l’on souhaite y jouer, et si l’on répond oui, il redémarre… pour relancer exactement le même jeu que celui sur lequel on était en train de jouer. Sur le même principe, on aurait pu lancer la VHS pour voir le préquelle.

Le gameplay
Le jeu se joue à la première personne et propose trois niveaux de difficulté. L’inventaire de Maria est limité et repose sur un système de coffre, ce qui oblige parfois à revenir sur ses pas pour récupérer certains objets.

Les affrontements se font principalement avec des armes à feu, complétées par quelques armes de mêlée, et incluent des ennemis dotés d’un système de dégâts avec démembrement ainsi que des boss spécifiques.


On peut également collecter 15 poupées, censées posséder un pouvoir pour protéger le joueur.

La progression passe par la recherche de clés, de codes et d’objets précis pour débloquer de nouvelles zones, dans une structure fidèle aux codes classiques du survival horror. Les énigmes restent simples et s’appuient souvent sur la consultation de documents dispersés dans le décor.


Le style du jeu cherche à évoquer les classiques du genre, mais la répétition de clichés et les emprunts trop directs à Resident Evil nuisent à son identité propre. On retrouve des éléments emblématiques : les plantes vertes pour le soin, les coffres pour l’inventaire, des parasites qui sortent des ennemis à la manière du Plaga de Resident Evil 4, le costume de Jill Valentine, un commissariat qui rappelle celui de Resident Evil 2., le gars avec sa tronçonneuse, le loup garou, etc.



Mais aussi des références plus inattendues comme le parfum Bleu de Chanel ou le fameux mème du singe. Et pourtant, le jeu avertit dès le départ : toute ressemblance avec de vraies personnes, œuvres, films ou jeux est purement fortuite.


Graphismes et direction artistique
L’univers visuel du jeu cherche à immerger le joueur dans un village soviétique délabré et oppressant. Si certains intérieurs et jeux de lumière parviennent à se démarquer, comme l’église ou certaines maisons, l’ensemble souffre néanmoins d’un manque de finition et d’une unité artistique inégale.

Malgré l’utilisation d’Unreal Engine, les personnages manquent d'expressions et leurs animations sont rigides et approximatives, donnant l’impression de croiser des mannequins plutôt que des êtres (morts)vivants. D’ailleurs la rencontre avec la mère de Maria m’a le plus marqué et effrayé dans l’histoire.

Ambiance sonore : OST et effets du jeu
L'univers sonore est assez pauvre. Des bruits de poules, quelques phrases en russe, des coups de fusil. C’est à peu près tout ce qui me reste en mémoire d’EBOLA VILLAGE. Aucune mélodie ne m’a vraiment marqué… je me rappelle juste qu’il y a une partition jouée au piano dans les lieux de sauvegarde, comme dans Resident Evil.

Avis sur EBOLA VILLAGE (Sony Playstation 5), le verdict du test
On peut saluer le travail de Viktor, qui maintient depuis 2019 une série arrivée aujourd’hui à son quatrième épisode, avec un cinquième déjà annoncé. La licence Ebola affiche clairement ses inspirations, notamment du côté de Resident Evil. On retrouve cette volonté de mêler exploration, gestion des ressources et ambiance horrifique dans un village isolé. Sur le papier, tous les éléments du survival horror sont réunis. Dans les faits, l’exécution reste bancale. L’écriture manque de consistance et le gameplay souffre de rigidités qui freinent le plaisir de jouer. L’hommage aux classiques des années 90 est assumé, mais il ne suffit pas à compenser les limites techniques et mécaniques.
Les joueurs curieux, ou indulgents envers les productions indépendantes proposées à moins de 20 €, pourront y trouver un certain intérêt. Pour les autres, notamment ceux habitués aux standards plus modernes du genre, l’expérience risque de paraître trop fragile pour réellement convaincre.
En résumé
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de EBOLA VILLAGE
- - C'est comme Resident Evil
Les points faibles de EBOLA VILLAGE
- - Mais en moins bien




