Test du jeu UFOPHILIA : la chasse aux phénomènes extraterrestres est ouverte
Le test du jeu UFOPHILIA, édité par JanduSoft et développé par K148 Game Studio, a été réalisé sur PS5.

Ce qu'il faut retenir :
UFOPHILIA est un jeu psychologique à la première personne centré sur l’enquête et la déduction. Vous incarnez un enquêteur obsédé par les OVNI et devez identifier et photographier différents aliens à partir de votre caravane. Le jeu ne propose pas de véritable scénario ni de cinématiques, mais mise sur une ambiance immersive grâce aux effets sonores et lumineux, aux objets qui bougent et aux signaux des appareils d’ufologie. Les missions demandent logique, patience et gestion de l’inventaire.
✨︎ Généré par l’IA à partir du texte rédigé par Benjamin LevySommaire
UFOPHILIA

Je ne sais pas si vous suivez un peu l’actualité des OVNI, qu’on appelle aujourd’hui PAN pour Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés, mais les événements récents semblent s’accélérer. Entre Donald Trump qui veut lever le voile sur certains documents et les différents phénomènes révélés progressivement, nous pourrions être en train de vivre un tournant historique. Si vous ne savez pas de quoi je parle, je vous recommande de regarder le documentaire The Age of Disclosure.
Le phénomène OVNI m'a toujours fasciné et, bien évidemment, j'étais un grand fan de la série X-Files quand j'étais jeune. À l’époque, un personnage m’avait particulièrement marqué : Max Fenig, interprété par Scott Bellis. Membre du NICAP et passionné d’ufologie, il suivait les enquêtes de Mulder et affirmait avoir été enlevé à plusieurs reprises par des extraterrestres. Ce mélange d’obsession, de mystère et de peur de l’inconnu se retrouve aujourd’hui dans le jeu UFOPHILIA.
Développé par K148 Game Studio et édité par JanduSoft, UFOPHILIA est un jeu psychologique à la première personne, disponible depuis le 29 janvier 2026 sur PC via Steam et sur PlayStation 5. La version Xbox Series est sortie le 25 février 2026, tandis qu’une version Nintendo Switch est prévue plus tard. Le joueur y incarne un enquêteur obsédé par les phénomènes extraterrestres. Depuis sa caravane, son objectif est simple : identifier et avoir des preuves de l'existence de différents aliens présents dans le jeu. Prêt pour une rencontre du troisième type ? Je vous explique tout, en découvrant le test de UFOPHILIA sur PS5.
UFOPHILIA s’adresse aux joueurs en quête d’une expérience d’enquête exigeante et réfléchie, où logique et patience sont essentielles
L'histoire et l'univers
UFOPHILIA ne brille pas par sa campagne solo, mais par son ambiance. Il n’y a pas de véritable scénario avec des cinématiques, des personnages secondaires développés ou une progression narrative comparable à celle d’un jeu d’aventure classique.

L’expérience repose sur l’enchaînement de chapitres indépendants et sur le déblocage d’améliorations via des points Roswell. Ces points sont attribués en fonction des objectifs remplis, par exemple la photographie d’un extraterrestre, d’un OVNI ou la validation d’un chapitre.

Vous sélectionnez un chapitre, récoltez des preuves, identifiez l’alien présent, prenez une photo, puis validez la mission. Un contexte minimal encadre chaque enquête. Par exemple, dans le premier chapitre, la famille Jones vous contacte après l’apparition de phénomènes étranges autour de leur maison, comme des lumières aveuglantes. Ces éléments servent surtout d’introduction. Le jeu reste centré sur le gameplay et la déduction plutôt que sur le développement d’une histoire structurée.

Le gameplay
Comme l'ufologue Max Fenig, votre caravane est votre bureau, équipée de plusieurs outils et d’un ordinateur et de son système d'exploitation UFOPHILIA, et c'est là que chaque mission débute. Les niveaux sont générés de manière à varier les apparitions et les phénomènes. Les missions durent en moyenne entre 20 et 50 minutes selon la progression et la prudence que vous allez mettre à jouer.

Le principe du gameplay repose sur la collecte et l’interprétation d’indices. Depuis la caravane, vous sélectionnez vos outils avant d’entrer en zone. L’arsenal est conséquent : appâts électriques, sonores ou chimiques, caméra à vision nocturne, caméra à distance, magnétomètre, thermomètre, lecteur de micro-ondes, compteur Geiger, détecteur de mouvement, EMF pour mesurer les champs électrostatiques, moniteur de pulsations, microphone et spirit box pour tenter de communiquer avec l’entité.
À partir du niveau 5, de nouveaux équipements sont débloqués, comme la Bio Trap, l’Orbe de Null ou encore le pistolet d’effacement. Chaque outil permet d’observer un phénomène spécifique, mais aucun ne donne une réponse définitive à lui seul.

Les manifestations doivent être notées puis validées sur l’ordinateur de la caravane. Le jeu ne procède pas à une élimination automatique des possibilités. C’est au joueur de recouper les preuves pour identifier le bon type d’alien parmi les neuf catégories disponibles.
Par exemple, si le moniteur de pulsations capte des battements de cœur, cela peut indiquer la présence d’un Green Men, d’un Cajun, d’un Insectoïde ou d’un Zêta. Ce type d’indice réduit les options, mais impose de multiplier les vérifications avec d’autres appareils pour confirmer l’identification.
9 types d’entités sont répertoriés dans le jeu : le Cajun, le Gray Alien appelé aussi le Gris, les Green Men ou Hommes verts, l’Insectoïde, la Mante, le Reptilien, le Xénomorphe, le Zoomorphe et le Zêta. Chacun possède ses propres manifestations, ses réactions spécifiques et parfois des conditions particulières pour pouvoir être photographié. Une mauvaise interprétation des indices peut conduire à une erreur d’identification et à l’échec de la mission. Par exemple, on sait qu'un Gris est très rapide, et que certains outils réagissent à leur présence.

Un point important concerne la gestion de l’inventaire. Il est possible de transporter un ou deux appareils à la fois. Cela impose de nombreux tests, de nombreux allers-retours entre la zone d’enquête et la caravane pour changer d’équipement ou enregistrer les données. Alors comment se passent les missions ? Les missions sont structurées en plusieurs phases, avec une montée en tension progressive jusqu’à une phase finale qui peut être fatale. Une fois l’extraterrestre identifié, il faut le photographier. La photo constitue la preuve essentielle pour valider la mission. Selon le type d’alien, il faudra adopter un comportement précis. Certains sont passifs, d’autres peuvent vous poursuivre et vous enlever dans leur soucoupe.

Vous l’aurez compris, sans véritable histoire, le jeu mise avant tout sur son ambiance, notamment grâce aux effets sonores et lumineux. Si vous avez aimé Poltergeist ou la scène de l'enlèvement de Barry dans Rencontres du troisième type, vous allez être servi. Les lumières clignotent, les portes claquent, certains objets se déplacent, et les différents appareils d’ufologie émettent leurs signaux, le tout dans une pénombre quasi-permanente. Les graphismes restent simples, mais cette atmosphère rend l’expérience immersive.

Si l’on peut saluer l’effort sur la mise en scène, le jeu aurait gagné en clarté dans ses objectifs. J’avais beaucoup d’attentes, et j'avoue avoir été déçu. Il n’était pas toujours évident de savoir si les outils étaient utilisés correctement ou si les preuves récoltées étaient suffisantes. L’absence de progression accentue cette impression. Dès le début, tous les appareils sont accessibles et une grande quantité de documents est disponible, sans véritable accompagnement. Enfin, les nombreux allers-retours vers la caravane pour utiliser l’ordinateur et valider les indices alourdissent le rythme des missions.

Avis sur UFOPHILIA (Sony Playstation 5), le verdict du test
UFOPHILIA est un jeu axé sur la déduction et l’observation. Il s’adresse aux joueurs en quête d’une expérience d’enquête exigeante et réfléchie, où logique et patience sont essentielles. Malgré ses défauts de clarté et de progression, UFOPHILIA séduit par sa tension, son immersion et son hommage au folklore OVNI. Pour rester dans le même thème, je vous recommande également Greyhill Incident, un jeu d’aventure où des Gris tentent d’enlever les habitants pour leurs expériences.



