Test Sizeable : une adorable boîte à jouets miniature pour esprits curieux

Résumé Express : Sizeable (Le verdict en 1 min)
Sizeable est un puzzle-game contemplatif et ultra-accessible où l'on manipule la taille et la position des éléments de magnifiques dioramas miniatures (agrandir la Lune, rapetisser une montagne) pour résoudre des énigmes. Sans pression, sans chrono et porté par une direction artistique low-poly remarquable, le jeu offre un moment de douceur pur et enfantin. Un poil court et facile pour les amateurs de gros casse-têtes, mais irrésistible pour se détendre.
✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par XLanSommaire

Il y a des jeux vidéo que l’on traverse avec énergies, avec passion, avec angoisse… et d’autres avec lesquels on joue comme un enfant de cinq ans joue avec un jouet posé sur la table.
Développé et édité par Business Goose Studios, Sizeable prend la forme d’une collection de petits mondes miniatures, à mi-chemin entre le puzzle-game et la boîte de jouets.
On y déplace une maison, on agrandit un arbre, on réduit la Lune. Le genre de pouvoir que j’aurais volontiers ajouté à mes Lego quand j’ étais gamin. Après plus de 200 000 copies vendues sur Steam, c’est à l’occasion de sa sortie sur Nintendo Switch, Xbox Series X/S, PlayStation 4 et PS5 le 13 août dernier, que nous avons décidé de le tester. Découvrez notre test de Sizeable !
Je retrouve exactement le plaisir que j'avais avec des Lego : prendre un objet, voir ce qu'il se passe si je le pose ailleurs,
Ni prophétie, ni royaume à sauver : juste un diorama
Il n’y a pas d’histoire dans Sizeable. Pas de royaume à sauver, pas de traumatisme familial à découvrir entre deux puzzles, pas de personnage mystérieux qui apparaît toutes les vingt minutes pour me parler de la véritable nature de l’existence.
Je suis devant un petit diorama et je joue avec. Chaque niveau constitue un univers miniature indépendant : désert, forêt, banquise, espace et autres petites scènes soigneusement posées devant moi comme autant de maquettes.
Ce dépouillement narratif fonctionne parfaitement avec le principe du jeu. Sizeable me tend simplement une boîte de jouets et me dit : « Vas-y. Touche à tout. » Je n’avais pas besoin de davantage.
Une logique d'expérimentation douce et sans pression
Le principe de Sizeable tient en une phrase : je dois retrouver trois objets cachés dans chaque diorama en modifiant la taille des éléments qui le composent. Je peux attraper un élément du décor, le déplacer, l’agrandir ou le réduire. Et forcément, le monde réagit.

Réduire la Lune peut faire descendre le niveau de l’eau. Rétrécir un feu de camps va le faire disparaitre, et donc il fera jour. Déplacer certains objets révèle des passages ou provoque des réactions ailleurs dans le décor.
Ce qui m’a immédiatement plu, c’est cette sensation de pouvoir. Je manipule directement le monde qui tient dans le creux de ma main. Il y a quelque chose de profondément enfantin là-dedans. Je retrouve exactement le plaisir que j’avais avec des Lego ou une maison de poupée : prendre un objet, voir ce qu’il se passe si je le pose ailleurs, essayer une absurdité juste parce que personne ne m’interdit de le faire.
Sauf qu’ici, quand je décide que la Lune devrait faire la taille d’un ballon de handball, les marées obéissent. C’est quand même pratique.
La grande réussite de Sizeable vient surtout de la manière dont il transforme l’expérimentation en mécanique de jeu. Je n’ai pas constamment besoin de m’arrêter pour réfléchir à une solution théorique. Je peux simplement essayer. Je grossis ça. Je réduis ça. Je déplace ce truc. « Ah ! Il s’est passé quelque chose. » Le jeu récompense énormément cette curiosité. Souvent la logique apparait une fois qu’on a créer l’évènement.
À ce niveau, Sizeable se rapproche davantage de jeux comme Gorogoa (Jason Roberts) ou Superliminal que d’un puzzle-game traditionnel. Ce n’est pas nécessairement la difficulté de l’énigme qui m’intéresse, mais la manière dont le jeu me demande de regarder autrement ce que j’ai devant moi. Et surtout, tout se fait avec une douceur remarquable.
Il n’y a pas de chrono. Pas de score qui me rappelle que quelqu’un en Corée du Sud a terminé le niveau huit fois plus vite que moi.
Je peux manipuler tranquillement mon petit monde jusqu’à ce que la solution apparaisse.
Cette simplicité constitue cependant aussi sa principale limite. Les puzzles sont rarement vraiment difficiles. Je suis beaucoup plus souvent dans l’observation et l’expérimentation que dans la résolution d’un casse-tête retors. Après quelques niveaux, je comprends aussi assez vite le vocabulaire utilisé par le jeu. Lorsqu’un nouvel environnement apparaît, je sais déjà que certains éléments vont provoquer une réaction si je les agrandis ou les réduis.
Mais Sizeable a l’intelligence de rester court. Avec ses nombreux dioramas, ses niveaux secrets et ses petits objets cachés, il y a largement de quoi s’amuser sans que le concept ne soit étiré jusqu’à devenir trop ennuyeux.
Des petits mondes qu'on aimerait poser sur une étagère
Visuellement, Sizeable repose sur un style low-poly extrêmement épuré comme dans Bad North ou Lonely Mountains: Snow Riders. Il possède une vraie élégance visuelle. Rien ne déborde, rien ne cherche à impressionner. Chaque élément semble avoir été posé exactement là où il devait être.
Les formes simples, les couleurs douces et le low-poly donnent à chaque niveau l’allure d’un petit monde soigneusement composé. Une poignée d’arbres, quelques maisons, un morceau de relief, parfois la mer ou le ciel entier : très peu de choses suffisent à créer un paysage cohérent.
J’aime surtout l’harmonie qui se dégage de ces miniatures. Tout fonctionne ensemble, avec une simplicité presque décorative. On pourrait presque poser certains dioramas sur une étagère et les regarder vivre. Cette sobriété sert aussi parfaitement le jeu. Les objets restent immédiatement identifiables, même lorsqu’ils changent complètement d’échelle, et je ne perds jamais vraiment de vue ce qui compose la scène.
Des endroits minuscules, mais étonnamment complets.
Une bulle musicale douce et contemplative
La bande originale signée par le compositeur britannique Jamal Green s'inscrit parfaitement dans cette philosophie. Elle est douce, discrète et suffisamment présente pour donner une atmosphère aux différents dioramas sans jamais essayer de prendre le dessus.
La bande-son fonctionne davantage comme l’ambiance musicale d’un endroit dans lequel je vais rester tranquillement une heure. Elle accompagne. Elle apaise. Elle laisse place à la contemplation.
Même chose pour le sound design. Chaque manipulation produit des sons simples et suffisamment précis pour renforcer cette sensation presque tactile lorsque je déplace ou redimensionne quelque chose.
Comme le reste, tout est extrêmement mesuré.
Avis sur Sizeable (PC), le verdict du test
Sizeable m’a rappelé pourquoi j’aimais autant construire des trucs quand j’étais gamin. Ici, je peux attraper une montagne, réduire la Lune et déplacer une maison simplement pour voir ce qui va se passer.
Ce n’est ni difficile, ni très long, ni particulièrement spectaculaire. Mais pendant quelques heures, quelqu’un me donne un univers entier à manipuler comme une boîte de Lego.
Et quand un jeu me permet de déplacer la Lune, j’ai tendance à considérer que Jules Vernes aurait probablement adoré les jeux vidéo.
Bande annonce du jeu Sizeable
Prix et disponibilité en ligne
PC 7.19€
Switch 7.19€
PlayStation 7.19€
Xbox 7.19€FAQ : Tout savoir sur Sizeable
Quel est le genre de Sizeable et son classement PEGI ?
Sizeable est un jeu de type Casual. Il est classé PEGI 3.
Qui a fait le jeu Sizeable et quand est-il sorti ?
Sizeable a été développé et édité par Business Goose Studios. Le jeu est disponible officiellement depuis le vendredi 19 mars 2021.
