Test S.O.L School of Labyrinth : l'enfer des cours de rattrapage en 16 bits

Résumé Express : S.O.L School of Labyrinth (Le verdict en 1 min)
S.O.L School of Labyrinth propose une plongée efficace dans un dungeon crawler rétro et horrifique au tour par tour, où l'on explore 50 étages générés aléatoirement tout en gérant une base de survivants et la santé mentale de ses élèves. Si sa direction artistique en pixel art et son décalage sonore façon 16 bits apportent un vrai charme, la boucle de gameplay finit par souffrir d'une grande répétitivité et de déplacements rigides case par case. Une expérience originale mais exigeante, à réserver aux amateurs du genre prêts à affronter la routine.
✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par Benjamin LevySommaire

Vous pensiez que le pire qu'une école puisse vous réserver, c'était les contrôles surprises ? S.O.L School of Labyrinth pousse le bouchon plus loin. Ici, les élèves disparaissent, les couloirs cachent un immense labyrinthe, et certains de ceux qui s'y sont aventurés avant vous y sont restés pour l'éternité.
Inspiré par l'horreur psychologique et les récits lovecraftiens, le jeu enferme un protagoniste amnésique dans une étrange dimension, sous une ancienne école. Il devra descendre les 50 étages du Labyrinthe, en compagnie d'autres étudiants piégés comme lui. Au programme : dungeon crawler au tour par tour, exploration case par case et gestion d'une petite communauté de survivants, le tout dans une esthétique résolument rétro.
Alors, faut-il retourner en cours ou demander son transfert ? Réponse dans notre test de S.O.L School of Labyrinth, disponible sur Steam depuis le 13 août 2026.
Entre dungeon crawler rétro, horreur psychologique et gestion de survivants, S.O.L School of Labyrinth impose sa personnalité grâce à un univers scolaire surnaturel très réussi.
Une rentrée sous le signe de Lovecraft
Oubliez les maths, le français ou la philo : ici, les seules matières enseignées sont la survie et l'horreur.


Notre protagoniste se réveille dans le "Nameless Auditorium", amnésique. Pour regagner le monde réel, il doit suivre les consignes d'un étrange Professeur et s'enfoncer dans les 50 étages du Labyrinthe. Il n'est pas le seul élève avalé par cet endroit : les autres forment avec lui une petite communauté de survivants, chacun cherchant à comprendre ce qui lui est arrivé et un moyen de sortir.

Le plus intéressant reste le traitement de la santé mentale. Plus les étudiants descendent, plus leur esprit encaisse de traumatismes. Les rencontres horrifiques n'entament pas seulement les points de vie, elles s'attaquent aussi à la raison des personnages.

La suite est franchement malsaine. Les monstres des profondeurs sont d'anciens élèves, victimes de la même école, qui ont fini par sombrer complètement. Le Labyrinthe devient alors un aperçu de ce qui attend les survivants s'ils perdent pied à leur tour. Entre le mystère autour de l'identité du protagoniste et la nature même des lieux, on redoute vraiment de découvrir ce qui se cache au prochain étage.

La routine du dungeon crawler
S.O.L reprend la formule classique du dungeon crawler : vue à la première personne, déplacements case par case, et un labyrinthe rempli de créatures qui préféreraient vous voir mort. Chaque excursion se prépare comme une petite expédition.

Votre équipe compte 4 personnages répartis sur deux lignes. À l'avant, on frappe plus facilement mais on encaisse davantage. À l'arrière, on soutient en restant mieux protégé. Chaque étudiant a ses caractéristiques et un club qui lui donne accès à des compétences propres, de quoi composer son groupe selon les rôles voulus.

Les combats, au tour par tour, occupent une bonne partie des sorties. Mais l'enjeu n'est pas de massacrer tout ce qui bouge : il faut surtout savoir quand faire demi-tour. Le Labyrinthe est généré aléatoirement, et chaque expédition rapporte de l'expérience, de l'argent et des matériaux, tout en faisant avancer les quêtes. L'objectif : progresser sans transformer son groupe en cadavres.
Entre deux descentes, on retourne à la base pour réorganiser l'équipe, gérer l'inventaire et recruter de nouveaux élèves. L'argent sert à se soigner à l'infirmerie ou à acheter de l'équipement auprès d'un mystérieux marchand, tandis que le conseil des étudiants propose des missions contre récompense.
Les matériaux récoltés sur les créatures améliorent la base et débloquent de nouvelles possibilités. On progresse donc autant dans les profondeurs de l'école qu'au sein du camp.

La boucle montre pourtant vite ses limites. Le déplacement case par case est rigide, et risque de rebuter ceux qui n'ont pas l'habitude du genre. Surtout, les excursions deviennent répétitives : partir, explorer quelques étages, combattre, ramasser des ressources, rentrer avant de tout perdre. Une routine s'installe, et l'on a parfois l'impression de tourner en rond plutôt que d'avancer.
La boucle est cohérente et plutôt complète, mais il faut aimer le principe même du dungeon crawler. Si retourner sans cesse dans les mêmes couloirs pour gratter quelques ressources vous lasse d'avance, le Labyrinthe vous paraîtra long.


Graphismes et direction artistique
Visuellement, S.O.L fait le choix de la sobriété, et l'assume. Le jeu adopte un pixel art 2D inspiré des dungeon crawlers des années 90, dans un environnement 3D. Personnages, ennemis et interface restent volontairement old-school, avec des sprites qui suggèrent une créature plutôt que d'en détailler l'anatomie.

Ça marche. Les couloirs, les salles abandonnées et les vestiges de l'ancienne école dégagent une vraie étrangeté, soutenue par une palette sombre qui laisse le joueur imaginer le reste. Le contraste entre l'imagerie scolaire, très familière, et les créatures surnaturelles installe un malaise efficace, avec les codes visuels des vieux RPG japonais.

Le revers : les animations sont rudimentaires, voire quasi absentes, et l'ensemble paraîtra austère à qui n'accroche pas au pixel art. Le faible niveau de détail des sprites peut aussi atténuer l'impact des monstres. Mais cette esthétique datée fait l'identité du jeu, et elle sert l'ambiance mieux que n'importe quel modèle 3D.

Du 16 bits au service du décalage
On s'attend à des nappes inquiétantes et des silences pesants. S.O.L préfère accompagner l'exploration avec des musiques 16 bits très "vieux RPG", étonnamment entraînantes. Cela donne parfois l'impression d'écouter une version bien plus joyeuse des compositions de World of Horror.

Ce décalage désamorce en permanence la tension du Labyrinthe et rend l'horreur plus accessible, voire presque amusante. Les bruitages suivent la même logique : le moindre déplacement déclenche un lourd bruit de pas, si appuyé qu'il intègre pleinement la partition.

Avis sur S.O.L School of Labyrinth (PC), le verdict du test
S.O.L School of Labyrinth mélange dungeon crawler rétro, horreur psychologique et gestion de survivants, avec une personnalité certaine. L'univers scolaire surnaturel fonctionne, et l'amélioration de la base donne du sens aux allers-retours dans le Labyrinthe. Ces allers-retours finissent justement par lasser : la progression est lente et la routine s'installe.
Le jeu s'adresse donc surtout aux amateurs de dungeon crawlers, prêts à accepter la rigidité du genre pour une ambiance singulière. Les autres risquent de décrocher avant les derniers étages.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de S.O.L School of Labyrinth
- Gestion et amélioration de sa base
- Variété de personnages et de compétences
- OST rétro à souhait
- Système de gestion de la santé mentale
Les points faibles de S.O.L School of Labyrinth
- Gameplay répétitif
- Déplacements rigides
- Progression très lente
Bande annonce du jeu S.O.L School Of Labyrinth
Prix et disponibilité en ligne
PC €FAQ : Tout savoir sur S.O.L School of Labyrinth
Quel est le genre de S.O.L School of Labyrinth et son classement PEGI ?
S.O.L School of Labyrinth est un jeu de type RPG. La classification PEGI est actuellement en attente.
Qui a fait le jeu S.O.L School of Labyrinth et quand est-il sorti ?
S.O.L School of Labyrinth a été développé et édité par SUISHIN. Le jeu est disponible officiellement depuis le jeudi 13 août 2026.
