Test du jeu Dread Delusion. Un chef-d'oeuvre à contempler, une épreuve à jouer

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Méthodologie du testLe test du jeu Dread Delusion, développé par Lovely Hellplace et édité par DreadXP, a été réalisé sur PC à partir d'une version commerciale fournie par l'éditeur.

Résumé Express : Dread Delusion (Le verdict en 1 min)

12/20

Dread Delusion est un RPG en monde ouvert qui ressuscite l'esthétique "Lo-Fi" de l'ère PS1 (New Retro 3D). Situé dans l'Oneirée, un archipel d'îles flottantes au lore cryptique et fascinant, le jeu brille par sa direction artistique radicale et son refus de prendre le joueur par la main. Si l'exploration et la richesse de l'univers forcent le respect, le titre souffre de systèmes de combat rudimentaires et d'une fin de parcours qui s'essouffle. Une œuvre onirique et audacieuse, plus passionnante à admirer qu'à pratiquer.

✨︎ Généré par l’IA à partir du texte rédigé par Kacem

Sommaire

Table des matières

Dread Delusion

Test du jeu Dread Delusion. Un chef-d'oeuvre à contempler, une épreuve à jouer

Il y a des jeux qui semblent avoir été exhumés d’une capsule temporelle enterrée en 1998, juste entre un disque de démo de King’s Field et un vieux numéro de Joystick. Dread Delusion est de ceux-là. Développé par Lovely Hellplace, ce jeu se présente moins comme un produit de son époque que comme une relique numérique : une proposition radicale, anguleuse, qui refuse catégoriquement de sacrifier son identité sur l’autel du confort moderne.
Mais sous cette volonté acharnée de rendre hommage, que reste-t-il une fois le plaisir de la découverte passé ? Sommes-nous face à un chef-d’œuvre d’archaïsme assumé ou devant un projet dont les ambitions narratives se cognent cruellement à la rudimentarité de ses systèmes ? Plongée dans l’Onéirée, un monde aussi fascinant à contempler qu’exigeant à parcourir et découvrez le test de Dread Delusion disponible sur PC via Steam depuis mai 2024.

Dread Delusion possède une âme, une vision et une audace narrative rares
  • Dread Delusion

    Dread Delusion

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L'histoire et l'univers

Dread Delusion appartient à cette catégorie de RPG qui vous défient du regard : « Tu aimes les classiques obscurs ? Ceux qui sentent la poussière, la métaphysique absconse et les PNJ cryptiques ? » Sur le papier, la proposition est aussi radicale que séduisante.
L’aventure débute dans un monde morcelé, un archipel d’îles flottantes suspendues au-dessus du néant. Un cataclysme opportun justifie une esthétique de la ruine où tout semble maudit ou décrépit. Le joueur se retrouve propulsé au cœur d’une intrigue mêlant Inquisition, théocratie et dérive mystique. Ici, le scénario refuse de n'être qu'un simple prétexte à l'extermination de rats dans une cave, et cette ambition force le respect.

Une esthétique de la ruine où tout semble maudit ou décrépit
Une esthétique de la ruine où tout semble maudit ou décrépit

L’univers est sans conteste la plus grande réussite du titre. Véritable syncrétisme de dark fantasy, de science-fiction ésotérique et d’horreurs lovecraftiennes, le jeu s'affranchit des codes du "sous-Skyrim" générique. Il possède une identité visuelle et narrative propre, presque onirique, où chaque faction et chaque lieu semble exister par-delà le simple passage du joueur.

Ferropolis, la capitale du Royaume Mécanique, gouverné par le Roi Mécanique et la Guilde des Machinistes
Ferropolis, la capitale du Royaume Mécanique, gouverné par le Roi Mécanique et la Guilde des Machinistes

La curiosité pour le lore ne naît pas d’un attachement émotionnel, mais d’une fascination pour l’étrange. Chaque recoin dissimule un fragment de cosmologie locale ou une abjection théologique. Certaines quêtes secondaires affichent d'ailleurs plus de caractère que les trames principales de productions bien plus onéreuses. On retrouve ce plaisir old school de voir ses choix impacter l'écosystème : le monde réagit, les régions évoluent, et l'on échappe enfin à la routine des cartes saturées de marqueurs « façon Ubisoft ».

Toutefois, le bât blesse sur la durée. Dread Delusion s’avère souvent plus passionnant à raconter qu’à parcourir. La conclusion, notamment, laisse un goût amer : une procession cosmique monumentale qui s’achève sur une sortie de secours narrative. L'intensité s'effondre, et l'on finit par regretter de ne pas avoir aimé le jeu autant qu'on l'a admiré.

Le gameplay

C’est ici que l’enchantement se dissipe. Et la chute ne se fait pas avec l’élégance d’un katana de maître, mais avec la lourdeur d’une masse d’armes issue d’un RPG "eurojank" de 2002.
Philosophiquement, le titre est irréprochable. Il refuse de prendre le joueur par la main : pas de GPS émotionnel, pas de pluie de marqueurs, pas de tutoriel envahissant. L’exploration est reine. On apprend à lire une carte, à observer l’horizon, à débusquer un raccourci par pure curiosité. Cette approche, qui traite l’utilisateur comme un adulte fonctionnel, est une bouffée d’air frais. De même, la flexibilité des résolutions de quêtes (charme, infiltration, diplomatie) apporte une souplesse bienvenue qui évite l’écueil du « tout-au-combat ». Le jeu fait la part belle à l’exploration.

Le problème est que ce dépouillement finit par devenir du dénuement. Une fois passé l’émerveillement de la découverte, on se heurte à une rudimentarité flagrante. Le système de combat, en particulier, est d’une pauvreté confondante. On ne parle pas ici d’une « rugosité noble » à la Morrowind, mais d’une mécanique rigide et répétitive qui ne gagne jamais en profondeur. Les affrontements stagnent, sans montée en puissance ni subtilité tactique.

Cette absence d'évolution est rédhibitoire. Un gameplay modeste peut être pardonné s'il se renouvelle ; ici, le jeu semble abattre toutes ses cartes dès les premières heures pour ensuite recycler ses boucles jusqu'au générique. L'opacité de certaines mécaniques finit également par lasser. Il existe une frontière ténue entre « faire confiance à l'intelligence du joueur » et « manquer de clarté systémique ». Dread Delusion franchit cette ligne trop souvent, transformant le mystère en une frustration inutile.

Graphismes et direction artistique

Visuellement, le choix du low-poly "époque PS1" est assumé avec une radicalité totale. Techniquement, c’est brut, voire sommaire. Les textures sont simplistes, les modèles anguleux. Pourtant, artistiquement, le résultat est frappant. Les paysages dégagent une étrangeté magnétique et les silhouettes architecturales composent des tableaux marquants. C'est un rendu qui privilégie l'identité sur la propreté, créant une texture mentale particulière, celle d'un rêve fiévreux capturé sur un CD-ROM de 1998.

Des textures simplistes
Des textures simplistes

Ambiance sonore : OST et effets du jeu

La bande-son suit cette même logique de retenue. Elle ne cherche pas l'épique, mais l'atmosphère. Flottante, contemplative, parfois oppressante, elle soutient parfaitement cette sensation d'évoluer dans une « illusion malade ». On n'en retiendra pas forcément de thèmes à fredonner, mais une empreinte sonore cohérente.

Dread Delusion
Dread Delusion

ConclusionAvis sur Dread Delusion (PC), le verdict du test

12

S'il y a une chose à porter au crédit de Dread Delusion, c'est de m'avoir fait découvrir une catégorie de retrogaming que j'ignorais : le "New Retro 3D", aussi appelé PS1-Revival ou Lo-Fi 3D. Jusqu'ici, mon curseur nostalgique s'arrêtait au pixel art 8 ou 16 bits ; ce jeu a au moins eu le mérite de m'initier à cette esthétique polygonale si particulière. C'est d'ailleurs, à mon sens, son plus grand fait d'armes.
Dread Delusion est le prototype même du jeu que l’on aurait "adoré adorer". Il possède une âme, une vision et une audace narrative rares. C’est précisément pour cela qu’il agace : il n'est pas un mauvais jeu, mais un jeu que l'on respecte plus qu'on ne l'aime.
On en ressort avec l'impression d'avoir manipulé un vieux grimoire fascinant, rempli d'idées révolutionnaires, mais dont les pages collent et dont la reliure menace de nous rester dans les mains. Une relique magnifique que l'on admirera plus volontiers dans une vitrine que sur son propre écran.

En résumé

Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.

Les points forts Les points forts de Dread Delusion

  • Un univers d'une richesse rare
  • Une philosophie d'exploration exigeante
  • Une direction artistique marquante

Les points faibles Les points faibles de Dread Delusion

  • Un gameplay trop rudimentaire
  • Un essoufflement narratif final
  • Un manque de clarté systémique

Bande annonce du jeu Dread Delusion

Prix et disponibilité en ligne

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FAQ : Tout savoir sur Dread Delusion

Quel est le genre de Dread Delusion et son classement PEGI ?

Dread Delusion est un jeu de type RPG. La classification PEGI est actuellement en attente.

Qui a fait le jeu Dread Delusion et quand est-il sorti ?

Dread Delusion a été développé par le studio Lovely Hellplace et édité par DreadXP. Le jeu est disponible officiellement depuis le mardi 14 mai 2024.