Test de Huntdown: Overtime. Une dose massive d'adrénaline cyberpunk, de testostérone et de pixels

Ce qu'il faut retenir :
Huntdown: Overtime délaisse la structure linéaire de son aîné pour s'injecter une lourde dose de roguelite ultra-addictif. Toujours aussi viscéral, kitsch et amoureux des films d'action des années 80/90, le titre brille par son gameplay ultra-nerveux, son arsenal personnalisable à outrance et sa direction artistique en pixel art absolument somptueuse. On regrettera simplement une certaine répétitivité à la longue et, surtout, l'absence cruelle d'un mode coopératif. Une baffe rétro solo qui reste indispensable pour les amateurs de gros bras et de synthwave.
Sommaire
Développé par Easy Trigger Games et édité par Coffee Stain Publishing, Huntdown avait déjà débarqué en 2020 comme une immense lettre d’amour aux films d’action cyberpunk des années 80 et 90. Un run & gun nerveux, ultra arcade, qui mélangeait Contra, Metal Slug et RoboCop dans une ruelle remplie de néons, de bikers sous stéroïdes et de synthwave.
Honnêtement, le premier Huntdown était une énorme surprise : un gameplay ultra solide, une coop géniale, une direction artistique monstrueuse et surtout cette capacité rare à être complètement ridicule… tout en restant incroyablement cool.
Puis arrive Huntdown: Overtime.
Ici, Easy Trigger Games a décidé de prendre sa formule arcade old school, de lui injecter du roguelite directement dans la jugulaire cybernétique, puis de me renvoyer dans les rues du futur avec un shotgun, une batte électrifiée et probablement plusieurs crimes de guerre dans l’inventaire.
Alors, est-ce que cette évolution se fait pour le meilleur ou pour le pire de cette jeune licence ? Réponse en découvrant le test d'Huntdown: Overtime, disponible sur PC via Steam depuis le 7 mai 2026.
Un shooter arcade ultra-nerveux, rempli de punchlines qui sentent la VHS fondue dans un magnétoscope de 1993
Un scénario écrit sur un coin de table (et c?est tant mieux !)
L’histoire tient globalement sur un coin de serviette graisseuse dans un diner cyberpunk : des gangs, des mégacorpos, des cyborgs, de la violence, des types avec des lunettes miroir à l’intérieur, et probablement une boisson énergisante radioactive sponsorisée par une compagnie maléfique. Bref : le futur.
Mais honnêtement, Huntdown sait exactement ce qu’il est. Le jeu ne cherche jamais à raconter un drame philosophique sur la condition humaine façon Blade Runner sous antidépresseurs. Ici, le scénario sert surtout d’excuse pour envoyer des punchlines survoltées avant de transformer des criminels augmentés en pluie de pixels. Et franchement ? Ça marche incroyablement bien.
L’ambiance est un immense hommage aux films d’action SF des années 80/90. J’ai constamment eu l’impression d’être coincé entre RoboCop et Demolition Man. Tout est volontairement kitsch. Les méchants ressemblent à des gangsters sortis de Streets of Rage. Les boss ont tous une personnalité de dégénéré sous stéroïdes.
Et le pire ? Le jeu assume tout avec un sérieux totalement absurde qui rend l’ensemble extrêmement drôle. Chaque personnage parle comme si Duke Nukem écrivait les scripts après trois cafés et une commotion cérébrale. À un moment, je crois sincèrement qu’un boss m’a insulté avec une phrase qui aurait été refusée dans un direct-to-video avec Steven Seagal. Magnifique.
Alors oui, l’histoire reste secondaire. La narration est minimaliste et certains dialogues flirtent trop avec le cliché. Mais qu'on ne s'y trompe pas, je pense que c’est précisément le but. Huntdown: Overtime ne veut pas raconter une histoire profonde. Il veut me faire sentir comme un héros de VHS qui recharge son fusil à pompe en marchant au ralenti devant une explosion. Mission accomplie, lieutenant.
Une formule roguelite survoltée et hautement addictive
Avant même de parler des fusillades, Huntdown: Overtime change complètement la structure du premier jeu. Ici, on est sur un vrai roguelite arcade. Chaque run démarre dans un hub qui me donne immédiatement l’impression d’être un mercenaire cyberpunk sur le point de prendre le pire contrat possible contre beaucoup trop peu d’argent.
Le principe est simple : je choisis un itinéraire sur une carte composée de plusieurs embranchements. Selon le chemin emprunté, je ne vais pas affronter les mêmes boss ni récupérer les mêmes ressources. Certaines routes donnent davantage de crédits, d’autres plus d’améliorations, d’autres encore semblent surtout avoir été conçues pour tester ma tension artérielle.
Au fil des parties, je récupère donc des ressources qui servent à acheter ou améliorer mon arsenal. Et c'est là que Huntdown: Overtime commence à devenir extrêmement addictif.
Le jeu propose plusieurs catégories : des armes à distance, des armes de corps-à-corps et des équipements utilitaires (un seul au départ, puis un deuxième emplacement à débloquer avec le temps). On commence avec la possibilité d’équiper deux armes principales. Surtout, le jeu me laisse faire absolument n’importe quoi avec mon build : je peux partir full distance façon commando sous cocaïne militaire, full corps-à-corps comme un psychopathe cybernétique qui pense qu’un couteau est son meilleur ami, ou alors mélanger les deux.
Chaque arme possède son propre feeling, son impact, sa cadence, sa portée et sa personnalité. Les armes à distance sont vraiment très différentes les unes des autres. Certaines arrosent l’écran comme une tourelle montée sous amphétamines, tandis que d’autres demandent un gameplay plus précis avec une meilleure portée. Même les armes de corps-à-corps, qui pourraient sembler plus limitées, arrivent à avoir leurs subtilités. Entre les armes rapides, les armes lourdes, les effets de stun ou les attaques plus violentes, il y a suffisamment de différences pour modifier ma manière de jouer.
Pendant chaque partie, je gagne aussi de l’expérience qui me permet d’améliorer mon personnage. À chaque montée de niveau, je choisis mes bonus (faire plus de dégâts, améliorer certaines statistiques, une deuxième roulade...). Mais le vrai piège à dopamine, ce sont les améliorations d'armes. Au fil des boucles, je peux transformer mon équipement : munitions doublées, effets de saignement, cadence augmentée, attaques de mêlée plus rapides, effets élémentaires... tout un tas d’autres joyeusetés qui transforment progressivement mon personnage en violation de la convention de Genève sur pattes.
Et franchement… les sensations sont excellentes. Le gameplay est ultra nerveux. Ça bouge constamment. Je glisse, je dash, je saute, je me mets à couvert, je recharge au dernier moment, je vide des chargeurs dans des gangers pendant que des explosions éclairent tout l’écran comme un sapin de Noël. Le gunplay est particulièrement jouissif. Chaque arme a un vrai impact sonore et visuel. Le shotgun, encore une fois, mérite une médaille. Ce truc ne tire pas des cartouches : il ouvre des portails dimensionnels dans le torse des ennemis.
Le jeu me pousse d'ailleurs constamment à rester agressif. Huntdown: Overtime déteste les joueurs passifs. Si je reste immobile trop longtemps, il me punit immédiatement avec la délicatesse d’un camion lancé à pleine vitesse.
Le level design est réussi. Même si les niveaux sont procéduraux, ils restent assez variés. Il y a de la verticalité, des subtilités de placement, des zones plus ouvertes, d’autres plus confinées… On n’est pas dans un Metroidvania complexe, mais les cartes restent agréables à parcourir. Les biomes changent aussi énormément l’ambiance et le gameplay. Chaque environnement possède ses propres ennemis, ses propres pièges et surtout ses propres comportements.
Et les boss... Ah, les boss ! Ils sont énormes, agressifs, variés, et surtout ils demandent d’apprendre leurs patterns. Impossible de simplement foncer tête baissée en espérant survivre grâce à mes implants achetés sur le darknet.
Le problème, c’est que la structure roguelite montre aussi ses limites avec le temps. Même si les parcours changent un peu selon les choix de route, on progresse toujours dans le même ordre de biomes. Après plusieurs heures, une certaine lassitude peut finir par s’installer. Ce n’est pas aussi libre ou imprévisible qu’un Dead Cells où chaque run semble totalement différent.
De plus, le jeu reste difficile. Très difficile. Oui, les améliorations permanentes aident énormément et on devient plus puissant avec le temps. Mais même une fois bien équipé, Huntdown: Overtime continue de distribuer les baffes comme un videur alcoolisé.
Enfin, grosse déception personnelle : pas de coop. Le premier Huntdown était absolument génial à deux. Ici, il faut accepter une chose immédiatement : Overtime est une expérience solo. Point. Vu le chaos permanent à l’écran, les explosions absurdes et les gunfights complètement dégénérés… l’absence d’un ami pour hurler « COUVRE-MOI BORDEL ! » sur le canapé fait vraiment un peu mal au cœur.
Une orgie visuelle en pixel art qui sublime le cyberpunk retro
Visuellement, Huntdown: Overtime est une énorme claque. Pas le pixel art paresseux nostalgie Steam random numéro 847. Non. Ici, chaque écran semble fabriqué avec amour par quelqu’un qui a probablement regardé le film Strange Days beaucoup trop de fois.
Les mouvements sont d'une fluidité exemplaire, les effets pyrotechniques sont magnifiques et les ennemis se désintègrent dans une violence cartoon totalement jouissive. Surtout, le jeu déborde de détails. Les arrière-plans sont incroyables, entre les enseignes lumineuses vacillantes, les flammes et les panoramas de désolation façon Judge Dredd...
Les boss sont visuellement mémorables et certaines scènes ressemblent réellement à des tableaux de maîtres en pixel art. Le jeu a un style rétro, oui. Mais techniquement, il est ultra-moderne dans sa mise en scène, ses effets de lumière et ses animations.
Le seul vrai problème, c’est que la structure procédurale rend les décors un peu répétitifs sur le long terme. Mais honnêtement ? Quand l’écran s'embrase dans tous les sens sous une pluie de néons et de douilles métalliques, mon cerveau de singe cyberpunk oublie assez vite ce détail.
Riffs de métal, néons et punchlines qui sentent la VHS turnée
La bande-son est exactement ce que mon cerveau espérait entendre : de la synthwave et du métal lourd. La musique participe énormément à l’identité du jeu. Sans cette OST, Huntdown serait déjà un très bon shooter arcade. Avec elle, on passe dans une autre dimension. Le seul petit souci, c’est qu’à force d’enchaîner les runs, quelques thèmes finissent par tourner un peu en boucle.
Mais honnêtement… Quand un riff de métal accompagne l’explosion d’un cyber-vilain pendant qu’un biker mutant hurle dans une ruelle remplie de néons… je pardonne beaucoup de choses.
Tout le sound design est d'ailleurs excellent. Les armes ont un impact monstrueux, les explosions font vibrer les basses et, surtout, les doublages sont parfaits. Les voix des personnages sont volontairement over-the-top et totalement abusées, dans le meilleur sens du terme.
C’est un quasi-sans-faute qui donne une patate monumentale !
Conclusion
Huntdown: Overtime est exactement le genre de jeu qui sait parfaitement ce qu’il veut être : un shooter arcade ultra nerveux, bruyant, violent, ridicule, rempli de néons, de métal, de bikers mutants et de punchlines qui sentent la VHS fondue dans un magnétoscope de 1993.
Et honnêtement ? Ça fonctionne incroyablement bien.
Oui, la structure roguelite finit parfois par devenir répétitive. Oui, l’absence de coop fait franchement mal au cœur quand on a adoré le premier Huntdown à plusieurs. Et oui, le jeu distribue les baffes avec la douceur d’un Terminator sous EPO.
Mais malgré ça, impossible de ne pas succomber à cette folie cyberpunk totalement assumée.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de
- Un gameplay ultra-nerveux et addictif
- Une claque visuelle et sonore magistrale
- Une ambiance retro/kitsch totalement assumée
Les points faibles de
- L’absence cruelle de mode coopératif
- Une répétitivité qui s'installe à la longue
- Une difficulté sans pitié
Bande annonce du jeu Huntdown: Overtime
Prix et disponibilité en ligne
PC 16.99€🎮 Envie de plus de gaming ? Pour ne rien rater de l'actualité avec Consollection, suivez-nous sur Google. Rejoignez aussi notre communauté sur WhatsApp ou sur X.
