Test Talespinner : un deckbuilder aux bonnes idées, mais trop freiné par le hasard

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Méthodologie du testLe test du jeu Talespinner, édité par Kwalee, a été réalisé sur PC à partir d'une version commerciale fournie par l'éditeur..

Résumé Express : Talespinner (Le verdict en 1 min)

12/20

Avec son ambiance inspirée des contes asiatiques et sa gestion de parcours originale, Talespinner a de quoi séduire sur le papier. Cependant, le titre souffre d'un système de récompenses excessivement aléatoire qui empêche de bâtir de véritables synergies, rendant les combats rapidement répétitifs. Ajouté à une bande-son bouclée en boucle et des compagnons anecdotiques, le jeu peine à rivaliser avec les cadors du genre comme Slay the Spire ou Cobalt Core. Une expérience correcte, mais dispensable pour les habitués du genre.

✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par Kirilis

Sommaire

Table des matières
Test Talespinner : un deckbuilder aux bonnes idées, mais trop freiné par le hasard

Les jeux de deckbuilding roguelike ont une drôle de tendance : ils prennent quelques cartes, une poignée d’ennemis, trois tonnes de statistiques et nous expliquent ensuite que tout cela constitue une stratégie profonde. Et parfois, ça fonctionne tellement bien qu’on se retrouve à calculer nos dégâts avec le sérieux d’un comptable en pleine clôture annuelle.
Il faut dire que le genre a aujourd'hui quelques sacrées références. Sur Consolection, nous avons notamment testé Pirates Outlaws 2 , mais il est difficile de parler de deckbuilding roguelike sans citer Slay the Spire, qui reste une référence incontournable, ou encore Cobalt Core, qui montre à son tour à quel point un système de cartes peut être profond et rejouable. Le problème, lorsqu'on arrive après de tels jeux, c'est qu'il ne suffit plus vraiment d'avoir de bonnes idées : encore faut-il réussir à proposer une expérience suffisamment maîtrisée pour donner envie d'enchaîner les parties.
C'est justement sur ce terrain que débarque Talespinner. Le jeu reprend cette recette avec une direction artistique inspirée des mythes et légendes asiatiques, et nous propose d'incarner différents personnages aux capacités propres dans une aventure construite autour des cartes et de la narration.
Sur le papier, les ingrédients sont là : combats au tour par tour, énergie, cartes, compétences, compagnons, événements, embranchements et boss. On retrouve donc rapidement un terrain de jeu familier aux amateurs du genre. Mais Talespinner essaie aussi d'ajouter sa propre sauce avec son système d'histoires, ses environnements et certains effets liés aux lieux traversés.
Reste à savoir si cette recette arrive à suffisamment relever le plat, ou si Talespinner nous sert finalement un deckbuilding qui manque un peu de cartes dans son jeu. Découvrons cela avec le test de Talespinner, disponible sur PC via Steam depuis le 6 aout 2026.

  • Talespinner

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    Talespinner

Un conte à parcourir plus qu?une histoire à suivre

Difficile de vraiment parler d’histoire dans Talespinner, puisque le jeu ne cherche pas particulièrement à nous raconter une aventure avec un scénario développé. Il utilise plutôt la forme du conte pour présenter sa progression.
On retrouve une direction artistique inspirée des mythes asiatiques, des personnages issus de cet imaginaire et différents environnements qui donnent l'impression de parcourir les pages d'un vieux récit.

Himura
Himura
Gyokushin
Gyokushin

La progression est organisée en plusieurs actes, avec différents lieux, événements et combats. On choisit son chemin, on découvre de nouvelles situations et on avance progressivement vers les affrontements les plus importants.
Mais tout cela reste surtout une mise en scène de la progression. Le jeu ne développe pas vraiment une histoire entre les combats et ne cherche pas à construire une intrigue particulièrement poussée.
Et finalement, ce n'est pas forcément un problème : Talespinner utilise le conte comme un cadre plutôt que comme une véritable narration.
Là où l'idée devient intéressante, c'est dans les environnements. Certains lieux possèdent leurs propres règles et peuvent modifier le déroulement des combats. La rizière, par exemple, introduit certains effets qui viennent perturber nos habitudes. Cela donne à chaque zone une petite personnalité et permet au jeu de ne pas simplement enchaîner les combats dans des décors différents.

Talespinner
Talespinner

On ne nous raconte donc pas vraiment une histoire : on nous fait plutôt traverser un conte, carte après carte, combat après combat. Et c'est finalement assez cohérent avec le principe du jeu : ici, le véritable récit se trouve moins dans les personnages que dans la partie que l'on est en train de construire.

Talespinner
Talespinner

Des affrontements mécaniques qui manquent d'étincelle

Sur le principe, Talespinner maîtrise les fondamentaux du genre : choix du personnage, construction progressive du deck, combats au tour par tour reposant sur une réserve d'énergie et visibilité des intentions ennemies. Sur le papier, les bases sont solides.
Cependant, les possibilités offertes par les cartes de base s'avèrent très vite limitées. On passe le plus clair de son temps à empiler des attaques et des défenses génériques. Lorsqu'une carte plus originale apparaît enfin, le jeu ne nous offre pratiquement aucune occasion de construire une synergie autour. C'est un peu comme acheter une machine à raclette sans fromage : l'appareil fonctionne, mais il manque l'essentiel.

Les cartes
Les cartes

Des combats répétitifs et une profondeur inaccessible

C'est le principal point noir de l'expérience : les affrontements manquent de plaisir. Après une dizaine de runs, le sentiment de répétition prédomine. On passe son temps à réagir de façon basique (attaquer, se défendre, recommencer) sans jamais ressentir ce vertige jouissif propre aux bons deckbuilders, où une main bien combinée transforme un tour de jeu.

Talespinner
Talespinner

Le problème ne vient pas de la lisibilité, mais de l'accès aux mécaniques avancées. Je ne reproche pas à Talespinner de manquer de profondeur, mais plutôt de fermer systématiquement la porte à cette profondeur. Dans un roguelike, le hasard doit renouveler les situations, pas bloquer l'accès aux stratégies les plus gratifiantes.

Talespinner
Talespinner
Talespinner
Talespinner

La tyrannie du hasard dans le deckbuilding

Le système de récompenses s'avère particulièrement frustrant. À plusieurs reprises, le jeu m'a attribué une carte amorçant une spécialisation intéressante, sans plus jamais me proposer les éléments nécessaires pour la concrétiser. On se retrouve alors à composer un deck simplement « correct », en remplaçant des cartes de base par d'autres légèrement meilleures, au lieu de bâtir un jeu exaltant.

Talespinner
Talespinner

Pour ne rien arranger, la description de certains effets manque de clarté, obligeant à tester à aveugle des mécaniques mal expliquées. On ne relance pas une partie avec l'envie d'essayer une nouvelle combinaison, mais avec la simple espérance de tomber enfin sur un tirage favorable.

Talespinner
Talespinner

Une frise de parcours originale

Le système de progression est sans doute l'idée la plus maligne du titre. Plutôt qu'un arbre d'embranchements classique, Talespinner propose une frise d'événements parmi lesquels on choisit directement sa prochaine étape (combat, événement, récompense).

Talespinner
Talespinner

Cela permet d'adapter intelligemment sa route selon l'état de son personnage. Sans offrir une complexité vertigineuse, cette mécanique apporte un vent de fraîcheur très appréciable.

Talespinner
Talespinner

Des compagnons et des environnements trop timides

Sur le papier, les compagnons (octroyant des bonus passifs ou actifs) et les effets propres aux environnements traversés devaient enrichir la formule. Dans les faits, ces ajouts restent beaucoup trop anecdotiques. Les compagnons apportent des bonus trop spécifiques pour devenir de véritables piliers stratégiques, et les modifications apportées par les lieux ne perturbent pas suffisamment les combats pour renouveler la façon de jouer. De bonnes idées, mais clairement sous-exploitées.

Talespinner
Talespinner

Une esthétique asiatique plaisante mais sans grands coups d'éclat

Visuellement, Talespinner n'est pas désagréable, mais il ne laisse pas un souvenir impérissable. Le titre bénéficie pourtant d'une direction artistique immédiatement identifiable grâce à son thème ancré dans les mythes et légendes asiatiques, apportant une belle cohérence à l'ensemble.

Talespinner
Talespinner

Dès qu'on passe outre cette thématique, la réalisation montre ses limites. Les décors manquent de détails et de personnalité : s'ils installent poliment une ambiance de conte, ils peinent à impressionner. Il en va de même pour les personnages : leurs designs sont réussis sur le papier, mais leur représentation reste simpliste, avec des animations trop rares qui privent les affrontements de dynamisme.
L'exécution reste néanmoins propre. L'interface s'avère parfaitement lisible, les éléments de jeu sont immédiatement reconnaissables et la palette de couleurs colle bien au sujet.

Une ambiance sonore en boucle qui manque d'intensité

La bande-son est probablement l'un des aspects les moins marquants de Talespinner. Le problème vient d'abord de son manque flagrant de variété : très répétitive, la musique donne rapidement l'impression de tourner en boucle et se contente d'accompagner l'aventure sans créer d'ambiance.
C'est particulièrement dommage pendant les combats. La musique est statique et ne s'adapte pas à la tension à l'écran : de l'exploration calme aux affrontements décisifs, l'ambiance reste désespérément la même, sans cette montée en intensité essentielle au genre. Dans un roguelike où l'on enchaîne les runs, cette lassitude auditive s’installe très vite.

Talespinner
Talespinner

Les bruitages ne rattrapent pas le tir. S'ils remplissent leur rôle fonctionnel pour la lisibilité des actions, ils restent très génériques. Les attaques manquent de punch et aucun effet sonore ne vient donner de la personnalité aux cartes jouées.
Rien n'est catastrophique, mais le résultat reste purement utilitaire. Avec un univers inspiré des contes et légendes asiatiques, il y avait pourtant matière à proposer une vraie signature sonore, capable de faire voyager le joueur. En l'état, la bande-son ne m'a jamais vraiment donné envie de jouer avec le son.

ConclusionAvis sur Talespinner (PC), le verdict du test

12

Talespinner est un jeu qui possède quelques bonnes idées, mais qui m'a malheureusement laissé assez mitigé.
Son univers inspiré des mythes et légendes asiatiques lui donne une identité intéressante, tandis que son système de parcours avec les événements à choisir directement apporte une petite variation bienvenue par rapport aux cartes classiques des roguelike deckbuilders. Les environnements ont également l'idée intéressante d'influencer les combats, même si cette mécanique aurait mérité d'être davantage développée.
Le problème, c'est que ces bonnes idées ne suffisent pas à compenser les faiblesses du cœur du jeu.
Les combats ne m'ont jamais réellement convaincu. Ils reposent sur une structure assez classique et manquent souvent de possibilités intéressantes. Surtout, le deckbuilding est beaucoup trop dépendant du hasard à mon goût. Sur une dizaine de runs, je n'ai que très rarement eu l'impression de pouvoir construire les synergies que le jeu semblait pourtant vouloir proposer.
C'est d'autant plus frustrant que certaines cartes et certains effets donnent clairement l'impression qu'il existe des combinaisons intéressantes à découvrir. Mais encore faut-il réussir à obtenir les bonnes cartes au bon moment.
Pour un joueur habitué aux roguelike deckbuilders, cette sensation est particulièrement dommageable. Je veux avoir envie de relancer une partie pour tester une nouvelle stratégie. Ici, j'avais surtout envie de relancer une partie en espérant enfin obtenir les cartes qui me permettraient de jouer normalement.
L'ergonomie et la lisibilité de certaines cartes viennent également compliquer l'expérience, tandis que les compagnons restent trop souvent anecdotiques et les environnements n'influencent pas suffisamment les parties pour devenir de véritables éléments stratégiques.
Enfin, si la direction artistique reste cohérente et agréable, elle ne m'a pas particulièrement impressionné, et la bande-son, très répétitive, manque clairement de variété et d'impact.
Il y a finalement une autre difficulté pour Talespinner : le genre du roguelike deckbuilder commence à être particulièrement chargé. Et c'est peut-être là toute la triste réalité de ce type de jeux : lorsqu'un titre est simplement moyen, il ne donne pas forcément envie d'en voir davantage. Il donne surtout envie de retourner jouer aux références du genre. Après quelques runs de Talespinner, j'avais davantage envie de relancer un Slay the Spire ou un Cobalt Core, des jeux qui maîtrisent leur gameplay avec beaucoup plus de précision et qui offrent une rejouabilité particulièrement solide. Le joueur n'a d'ailleurs pas forcément besoin d'une multitude de mécaniques ou d'une expérience constamment différente. Il peut simplement vouloir un gameplay parfaitement calibré, des règles claires et suffisamment de profondeur pour avoir envie de recommencer encore et encore. Et c'est précisément là que Talespinner peine à trouver sa place. Face à une concurrence de plus en plus nombreuse et à des jeux qui ont déjà élevé le niveau d'exigence du genre, ses bonnes idées ne suffisent pas toujours à faire la différence. Dans un marché qui commence à saturer de deckbuilders roguelike, être correct ne suffit malheureusement plus vraiment.

Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.

Les points forts Les points forts de Talespinner

  • Une identité visuelle inspirée des mythes et légendes asiatiques.
  • Un système de parcours original qui permet de choisir directement les événements à venir.
  • Des environnements qui tentent de modifier les règles des combats.
  • Des intentions ennemies clairement affichées.
  • Quelques cartes et mécaniques qui montrent un véritable potentiel de synergies.
  • Une progression facile à comprendre et rapidement accessible.

Les points faibles Les points faibles de Talespinner

  • Des combats que j'ai trouvés répétitifs et peu intéressants sur la durée.
  • Un deckbuilding trop dépendant du hasard.
  • Des synergies intéressantes trop difficiles à construire régulièrement.
  • Des effets de cartes parfois peu clairs ou mal expliqués.
  • Des compagnons trop circonstanciels et rarement indispensables.
  • Une réalisation graphique correcte mais peu marquante.
  • Une bande-son très répétitive qui s'adapte peu à l'action.
  • Des bruitages assez génériques.

Bande annonce du jeu Talespinner

Prix et disponibilité en ligne

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FAQ : Tout savoir sur Talespinner

Quel est le genre de Talespinner et son classement PEGI ?

Talespinner est un jeu de type Jeu de cartes. La classification PEGI est actuellement en attente.

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