Test Guilty Gear Strive (Version 2.00) : Le roi de la baston anime atteint sa maturité

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Méthodologie du testLe test du jeu Guilty Gear -Strive-, développé et édité par Arc System Works, a été réalisé sur PC à partir d'une version commerciale fournie par l'éditeur..

Résumé Express : Guilty Gear -Strive- (Le verdict en 1 min)

17/20

Arrivé à sa version 2.00 (Saison 5) en ce milieu d'année 2026, Guilty Gear -Strive- s'impose comme l'aboutissement du savoir-faire d'Arc System Works. Porté par un cap franchi de 4 millions d'exemplaires vendus, le jeu réussit le tour de force d'être immédiatement jouable et gratifiant pour un néophyte (grâce à des mécaniques visuelles comme le Roman Cancel rouge), tout en conservant une profondeur stratégique immense pour la scène compétitive (FGC).
Le récent patch 2.00 a peaufiné l'équilibrage, introduit le Counter Blitz pour calmer le jeu agressif, et ajouté du contenu (dont Lucy de Cyberpunk: Edgerunners). Visuellement, c'est une claque monumentale type anime 2D interactive, doublée d'une BO Heavy Metal dantesque. On regrettera un système de lobby en ligne vieillot et un Blazing Pass chronophage, mais son netcode rollback irréprochable et son plaisir immédiat en font la meilleure porte d'entrée moderne au versus fighting. 

✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par Kacem

Sommaire

Table des matières
Test Guilty Gear Strive (Version 2.00) : Le roi de la baston anime atteint sa maturité

Sorti initialement en 2021 et désormais arrivé en ce milieu d’année 2026 à sa version 2.00, qui marque le lancement de la Saison 5, Guilty Gear Strive n’est pas simplement un jeu de combat supplémentaire. Il représente l’aboutissement du savoir-faire d’Arc System Works, studio japonais réputé pour ses jeux de combat en 2D au style anime spectaculaire, à l’image de Dragon Ball FighterZ ou de BlazBlue. Avant ce test, ma culture du versus fighting se limitait surtout aux monuments du genre qui ont marqué la Fighting Game Community, la scène compétitive des jeux de combat. Des noms que même les joueurs peu attirés par l’exercice connaissent forcément : Street Fighter, Mortal Kombat ou encore Dead or Alive. La série Guilty Gear occupe pourtant une place à part. Sa longévité en témoigne, mais surtout son succès grandissant : Arc System Works a annoncé avoir dépassé les 4 millions d’exemplaires vendus dans le monde, un chiffre impressionnant pour une licence autrefois considérée comme confidentielle. Avec le patch majeur 2.00, les développeurs ont revu en profondeur plusieurs mécaniques afin de rééquilibrer le jeu et de proposer des affrontements plus lisibles et plus stratégiques. Alors, pour un joueur comme moi qui n’a pas véritablement investi un jeu de combat depuis plus de quinze ans, l’expérience est-elle suffisamment accessible et grisante pour donner envie de replonger dans le genre ? Découvrez avec le test de Guilty Gear -Strive- sur PC, également disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Xbox One et Nintendo Switch (la version Switch n'est pas concernée par cette mise à jour).

Arc System Works a réussi le pari fou de marier la splendeur visuelle d'un anime à gros budget et l'énergie brute d'un concert de rock, sans jamais laisser les débutants sur le tapis
  • Guilty Gear Strive

    Guilty Gear Strive

  • Guilty Gear Strive

    Guilty Gear Strive

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    Guilty Gear Strive

Un lore cyberpunk et magique totalement déchaîné

L'univers de Guilty Gear est probablement l'un des plus riches et des plus complexes du jeu de combat. Depuis la fin des années 1990, chaque épisode développe une chronologie où se mêlent science-fiction, fantasy, politique, philosophie et drames humains.
L'histoire prend place dans un futur alternatif où l'humanité, après avoir provoqué une catastrophe mondiale liée aux avancées scientifiques, s'est progressivement tournée vers la magie. Dans ce nouvel équilibre apparaissent les Gears, des êtres biologiques artificiels créés pour devenir des armes de guerre. Leur rébellion contre les humains déclenche un conflit planétaire qui façonne tout l'univers de la série.

Une fresque aussi ambitieuse que déjantée
Une fresque aussi ambitieuse que déjantée

Guilty Gear Strive vient conclure l'un des plus grands fils rouges de cette saga : l'affrontement entre Sol Badguy, héros emblématique de la licence, et Asuka R. Kreutz, plus connu sous le nom de That Man, le scientifique à l'origine de la création des Gears. Ce duel dépasse largement le simple affrontement entre un héros et son ennemi : il constitue l'aboutissement de plus de vingt ans de scénarios développés au fil des épisodes.

Johnny vs Potemkin
Johnny vs Potemkin

Avec la version 2.00, le nouvel espace Blazing Pass continue d'étoffer cet univers grâce à des Short Stories, de courtes nouvelles qui développent le passé ou les motivations de plusieurs combattants, notamment Jam Kuradoberi, l'une des nouvelles recrues de la Saison 5.

Jam Kuradoberi
Jam Kuradoberi

Il faut cependant reconnaître que le scénario peut dérouter les nouveaux venus. Guilty Gear assume pleinement son excentricité : entre un président des États-Unis adepte du ninjutsu, un médecin portant en permanence un sac en papier sur la tête ou encore des chanteuses capables d'influencer le monde grâce à leur voix, l'univers ne cherche jamais le réalisme. Cette extravagance fait d'ailleurs partie intégrante de son identité.

Un mode histoire digne d'un anime
Un mode histoire digne d'un anime
Un mode histoire digne d'un anime
Un mode histoire digne d'un anime
Un mode histoire digne d'un anime
Un mode histoire digne d'un anime

Heureusement, Arc System Works a pensé aux nouveaux joueurs. Le mode Histoire se présente comme une véritable série d'animation, sans phase de combat, tandis qu'un glossaire particulièrement complet permet de consulter à tout moment les personnages, les événements et les nombreux termes propres à l'univers.

Le glossaire
Le glossaire

Et même si l'on choisit d'ignorer complètement le scénario, Guilty Gear Strive parvient malgré tout à séduire grâce à un casting exceptionnel. Chaque combattant possède une identité visuelle, une personnalité et un style de combat suffisamment marqués pour susciter immédiatement la curiosité, sans qu'il soit nécessaire de connaître 25 ans de lore pour apprécier les affrontements.

La chronologie
La chronologie

L'art du timing : Une accessibilité immédiate, une profondeur infinie

Une prise en main immédiate

Strive repose sur une philosophie simple : celui qui impose le rythme du combat prend généralement l'avantage. Contrairement à ce que l'on pourrait croire en regardant les affrontements, la victoire ne repose pas uniquement sur des combos interminables ou une exécution parfaite. Le jeu récompense avant tout le sens du timing, la lecture de l'adversaire et la maîtrise de quelques mécaniques propres à Guilty Gear.

ROUND 2 Let's Fight
ROUND 2 Let's Fight

C'est d'ailleurs ce qui m'a le plus surpris. Malgré plus de quinze ans passés loin du versus fighting, j'ai rapidement pris du plaisir grâce à une prise en main particulièrement intuitive. Chaque personnage dispose d'une palette d'attaques spéciales spectaculaires, faciles à exécuter, ainsi que de deux attaques ultime (overdrive) dont l'utilisation devient rapidement naturelle avec un peu d'entraînement. Sans maîtriser les longs combos ni les techniques les plus avancées, j'ai pu remporter mes premières parties classées simplement en exploitant ces attaques, en comprenant progressivement le neutral et en améliorant mon placement et en gérant de façon plus efficace ma jauge de tension. Cette montée en compétence progressive donne une véritable sensation de progression sans jamais décourager le débutant.

Guilty Gear Strive
Guilty Gear Strive

La jauge de tension est une ressource qui se remplit au fil du combat, et plus rapidement encore lorsque l'on avance vers son adversaire. Cette mécanique encourage constamment l'agressivité. À l'inverse, reculer de manière excessive fait progressivement diminuer cette jauge, poussant les joueurs à rester offensifs.
Cette énergie permet d'effectuer plusieurs actions décisives : renforcer certaines attaques, lancer de puissants Overdrives (les attaques ultimes du jeu), prolonger des combos ou encore améliorer sa défense grâce à des techniques spécifiques.

Guilty Gear Strive
Guilty Gear Strive

La mécanique emblématique de Guilty Gear reste toutefois le Roman Cancel. Au premier abord, il ne s'agit que d'un bouton supplémentaire. En pratique, il transforme complètement le rythme des combats. Selon le moment où il est utilisé, il peut ralentir brièvement le temps, prolonger un combo, annuler la récupération d'une attaque pour repartir immédiatement à l'offensive ou encore repousser un adversaire devenu trop pressant. Les différents Roman Cancels, identifiables par leurs couleurs, offrent des usages variés et permettent à chacun de développer son propre style de jeu.

Le Roman Cancel en action, un outil puissant signature de Guilty Gear
Le Roman Cancel en action, un outil puissant signature de Guilty Gear

En tant que joueur débutant, c'est le Roman Cancel Rouge qui m'a immédiatement séduit. C'est aussi celui qui m'a semblé le plus intuitif à utiliser et le plus payant. Il permet de prolonger très simplement des enchaînements relativement courts en véritables combos beaucoup plus impressionnants. Là où je me contentais au départ de quelques coups successifs, son utilisation me permettait rapidement d'enchaîner sur des séries bien plus longues, donnant immédiatement l'impression de maîtriser des techniques pourtant réservées, en apparence, aux joueurs expérimentés. C'est typiquement le genre de mécanique qui procure un vrai boost de confiance dès les premières heures de jeu tout en laissant entrevoir une marge de progression immense.

Roman Cancel rouge
Roman Cancel rouge

La défense n'est pas oubliée. Le Burst constitue une véritable roue de secours : lorsqu'un joueur subit un combo particulièrement violent, il peut l'interrompre en repoussant instantanément son adversaire. Son utilisation est cependant limitée. Déclenché au mauvais moment, il est facilement esquivé et laisse le joueur sans solution pendant un long moment.

Le psych burst capable de casser n'importe quel combo
Le psych Burst capable de casser n'importe quel combo

Autre spécificité de Strive : le Wall Break. Lorsqu'un combattant est acculé contre un mur et subit une pression suffisante, celui-ci finit par voler en éclats. Les deux personnages sont alors projetés dans une nouvelle zone du décor au cours d'une séquence particulièrement spectaculaire. La première fois que j'ai déclenché un Wall Break, j'ai eu la sensation grisante d'avoir complètement pris le dessus sur mon adversaire, comme si je venais de remporter le duel avant même la fin du round. Quelle erreur ! En réalité, le combat est simplement réinitialisé dans une nouvelle zone, avec un léger avantage accordé au joueur ayant provoqué la casse du mur. Le match est donc loin d'être terminé, mais ce système récompense efficacement la pression offensive tout en maintenant le rythme des affrontements.

Heaven or Hell
Heaven or Hell

L'ensemble de ces mécaniques donne naissance à des affrontements extrêmement nerveux. Les erreurs sont lourdement sanctionnées et une simple ouverture peut parfois coûter la moitié d'une barre de vie. Pourtant, malgré cette exigence, Strive reste étonnamment lisible. Les animations sont spectaculaires, les effets visuels mettent clairement en valeur chaque action importante et même moi joueur découvrant le genre comprend rapidement qui domine le combat et pourquoi.

C'est sans doute la plus grande réussite d'Arc System Works : avoir conçu un système suffisamment accessible pour qu'un débutant prenne immédiatement du plaisir, tout en offrant une profondeur stratégique capable d'occuper les joueurs compétitifs pendant des centaines d'heures.

Un roster XXL où chacun trouvera son style

Aussi riche soit-il, le système de combat de Guilty Gear Strive ne prend véritablement tout son sens qu’à travers les personnages qui le composent. Chaque combattant ne se limite pas à une apparence ou à une palette de coups différente : il incarne une manière spécifique d’aborder le jeu.
Dans Strive, choisir un personnage ne revient pas simplement à sélectionner un style esthétique, mais à adopter une véritable philosophie de combat. Certains misent sur la vitesse et la pression constante, d’autres sur la puissance brute, d’autres encore sur le combat à longue distance, la gestion de l’espace ou des mécaniques plus techniques demandant davantage d’anticipation.

Le roster illustre concrètement cette variété. On y retrouve des personnages au charisme immédiat comme Sol Badguy, des combattants ultra-rapides comme Chipp Zanuff, des profils atypiques comme Zato-1, qui combat aux côtés d'une entité indépendante, ou encore des colosses comme Potemkin, spécialisés dans la puissance brute et le contrôle du terrain. Le patch 2.00 enrichit encore cet ensemble avec de nouvelles arrivées comme Jam Kuradoberi, combattante orientée arts martiaux chinois et énergie interne, dont le style mêle vitesse et enchaînements techniques.

Giovanna, l'agente brésilienne au style rushdown de Guilty Gear Strive
Giovanna, l'agente brésilienne au style rushdown de Guilty Gear Strive
Giovanna, l'agente brésilienne au style rushdown de Guilty Gear Strive
Giovanna, l'agente brésilienne au style rushdown de Guilty Gear Strive

Pour ma part, mon choix s'est rapidement porté sur Giovanna. Son style de combat, très agressif, consiste à ne laisser aucun répit à l'adversaire. Rapide, mobile et capable de fondre sur sa cible en un instant, elle excelle dans ce que les joueurs de versus fighting appellent le rushdown : maintenir une pression constante pour empêcher l'adversaire de reprendre l'initiative. C'est un style particulièrement grisant à jouer et, surtout, très accessible pour un débutant. Avec Giovanna, j'ai immédiatement eu le sentiment de pouvoir dicter le rythme des combats, même face à des joueurs plus expérimentés.

S’ajoute également un ajout plus inattendu avec une collaboration issue de la série Cyberpunk: Edgerunners, permettant d’incarner Lucy, la hackeuse emblématique de la série, intégrée au roster avec un kit orienté mobilité et contrôle à distance. Cette présence renforce la dimension crossover du jeu tout en élargissant encore la diversité des styles proposés.
D’autres personnages ont également été annoncés, poursuivant l’élargissement progressif du casting.

Un mode arcade plein d'humour
Un mode arcade plein d'humour

Le patch 2.00 s’inscrit dans la continuité de cette philosophie tout en ajustant l’équilibre global du jeu. Sans bouleverser ses fondations, il agit comme une remise à plat de certains excès : les interactions les plus explosives sont atténuées, plusieurs options dominantes sont rééquilibrées et les combats gagnent en lisibilité. Le neutral devient plus structuré, les phases offensives restent puissantes mais moins automatiques, et la défense gagne en cohérence selon les personnages. En parallèle, le roster est ajusté afin de réduire les écarts entre archétypes et de renforcer l’identité propre de chaque combattant. L’ensemble aboutit à une méta plus stable, où la victoire dépend davantage de la lecture du tempo et de la capacité d’adaptation en temps réel.

Dans cette même logique de rééquilibrage, certaines mécaniques plus centrales ont été revues en profondeur. C’est notamment le cas du passage du Wild Assault au Counter Blitz. Là où le premier servait surtout à imposer une entrée agressive dans le combat et à forcer la pression sur l’adversaire, le second réoriente clairement le système vers la réaction. Le Counter Blitz agit comme une réponse immédiate à une situation de pression, permettant de casser le rythme adverse et de reprendre l’initiative. Le jeu passe ainsi d’une logique de prise d’assaut à une logique de lecture et de contre, où l’anticipation et le timing priment davantage que l’engagement frontal.
Individuellement, ces ajustements peuvent sembler limités, mais leur accumulation transforme l’expérience globale : le jeu devient plus lisible pour les nouveaux venus tout en conservant une profondeur suffisante pour les joueurs expérimentés.
Cette richesse de roster et l’évolution constante de l’équilibrage ne prennent toutefois leur pleine mesure qu’une fois replacées dans l’ensemble des modes de jeu proposés.

Une grande variété de modes
Une grande variété de modes

On retrouve d’abord les modes classiques en local, avec l’arcade, le survival et le versus. Le mode Dojo regroupe quant à lui les outils d’apprentissage : tutoriel, entraînement et missions structurées par difficulté, conçues pour enseigner progressivement les mécaniques du jeu. Cet ensemble prolonge efficacement la prise en main et peut occuper plusieurs heures selon le niveau du joueur.

Le mode dojo et la traditionnelle liste de coups spéciaux à apprendre
Le mode dojo et la traditionnelle liste de coups spéciaux à apprendre
Le mode dojo et la traditionnelle liste de coups spéciaux à apprendre
Le mode dojo et la traditionnelle liste de coups spéciaux à apprendre

J’ai initialement sous-estimé cette étape, en me lançant trop rapidement en mode classé, persuadé de pouvoir m’en sortir sans passer par l’apprentissage complet. Résultat : retour rapide vers le mode entraînement et les missions. Ce qui pouvait sembler rébarbatif au départ s’est finalement révélé particulièrement gratifiant. Chaque étape franchie, par la répétition et la compréhension progressive des mécaniques, m’a permis d’acquérir davantage de rigueur et de réflexes, avec une amélioration sensible de mes performances en ligne.

Le mode histoire et ses 4 heures de visionnage
Le mode histoire et ses 4 heures de visionnage

Le mode Histoire, de son côté, adopte une forme proche d’un anime interactif. L’intégralité du scénario de cet épisode y est déroulée sur plusieurs heures, découpées en chapitres visionnables séparément. Visuellement soigné, il reste néanmoins en deçà des standards des meilleures productions d’animation actuelles. L’expérience est très dirigée et peut s’avérer confuse pour un joueur non familier de l’univers, tant Guilty Gear repose sur une continuité narrative dense et ancienne. Le jeu ne prend pas réellement le temps de résumer les événements passés, ce qui rend l’ensemble difficile à appréhender sans connaissance préalable de la série.

Match classé
Match classé

Un espace dédié à l’univers, intitulé monde de GG, regroupe également glossaire, chronologie et archives pour clarifier les éléments de ce dernier.
Sur le versant compétitif, l’onglet réseau concentre l’essentiel de l’expérience en ligne, avec un mode classé servant de progression principale. Et c’est l’une des grandes forces de Guilty Gear Strive. Le jeu repose sur le rollback netcode, un système devenu essentiel pour les jeux de combat modernes. Contrairement aux anciens modèles basés sur l’attente et la synchronisation (qui génèrent des ralentissements dès que la connexion se dégrade), le rollback fonctionne différemment : le jeu “prédit” les actions des joueurs en temps réel et corrige instantanément l’affichage si une désynchronisation apparaît. Résultat, même avec une connexion imparfaite, l’action reste fluide et fidèle aux commandes.
J’ai pu jouer contre des joueurs du monde entier sans ressentir de décalage majeur entre mes actions et leur exécution à l’écran, ce qui rend l’expérience en ligne particulièrement stable et agréable.
C’est l’un des points forts majeurs du titre, qui place Guilty Gear Strive parmi les références actuelles du versus fighting en ligne. Le mode classé s’appuie sur une progression par paliers, permettant d’affronter des adversaires de niveau équivalent au fur et à mesure de l’évolution du joueur.

Le foyer, un système de lobby peu pratique
Le foyer, un système de lobby peu pratique

Le jeu propose également un système de replays et de suivi des joueurs, particulièrement utile pour analyser les stratégies des meilleurs utilisateurs d’un personnage donné et progresser plus efficacement.
De plus, le jeu s’appuie sur un système de lobby en 3D, sorte de foyer virtuel où les joueurs évoluent sous forme d’avatars pixelisés. Ils s’y déplacent librement, défient d’autres joueurs en rejoignant des bornes de combat, et accèdent à des fonctions annexes comme la consultation de replays ou une zone de récupération de contenus (skins, musiques, etc.), notamment via la “zone de pêche”. L’ensemble crée une mise en scène sociale assez marquée, mais l’ergonomie reste discutable et la navigation peu fluide. Pour ma part, c’est clairement le mode le plus anecdotique du jeu : j’y ai fait un tour par curiosité, puis je n’y suis quasiment jamais retourné ensuite.

Enfin, le Blazing Pass prolonge l’univers au-delà des combats. Il ne s’agit pas d’un mode de jeu à proprement parler, mais d’un pass de combat permettant d’acheter des skins ainsi qu’un ensemble de contenus narratifs additionnels. À travers des “Short Stories”, il développe des épisodes centrés sur les personnages, apportant des éclairages sur leur passé ou leurs relations.
De mon côté, c’est typiquement le genre de contenu que j’ai laissé de côté : très orienté lore, sans impact sur le gameplay, donc difficile à intégrer dans une expérience de jeu centrée sur les combats.

L'illusion parfaite : quand le jeu de combat devient un anime à gros budget

Si des séries comme Mortal Kombat ou Tekken visent le photoréalisme, Arc System Works évolue dans une direction radicalement différente : celle de l’anime interactif à gros budget. Le studio s’appuie sur l’Unreal Engine 4 pour produire une 3D entièrement transformée par un procédé de cel-shading particulièrement avancé, au point de donner l’illusion parfaite d’une animation 2D traditionnelle. Le titre s'impose d'ailleurs comme l’un des jeux de combat les plus impressionnants visuellement jamais réalisés. Il affirme une identité forte, construite autour de couleurs saturées, de rouges profonds et de bleus contrastés, digne d'un long-métrage d'animation moderne.

It's showtime
It's showtime

Chaque combat est pensé comme une mise en scène permanente. Les affrontements sont rythmés par des transitions de caméra très dynamiques, des zooms soudains lors des coups décisifs et des ralentis parfaitement placés sur les impacts. L’ensemble transforme chaque duel en séquence animée spectaculaire, sans jamais perdre totalement en lisibilité. Malgré l’abondance d’effets visuels, de particules et de lumière, l’action reste globalement claire, ce qui constitue l’un des points les plus impressionnants de la direction artistique. Le principal bémol concerne la surcharge ponctuelle de l’interface en situation de contre : l’apparition du message “COUNTER” en plein centre de l’écran, très visible, peut temporairement masquer l’action et perturber la lecture du combat, surtout lors des phases rapides ou enchaînées.

Un counter légèrement encombrant
Un counter légèrement encombrant

Autre choix plus discutable : le système de lobby en ligne dont j'ai déjà parlé. Son esthétique en pixel art tranche fortement avec la direction visuelle principale du jeu, fondée sur un rendu anime en cel-shading très travaillé. Cette rupture de style crée une forme de dissonance visuelle entre les phases de combat et l’espace social, donnant l’impression d’un univers visuel fragmenté plutôt que pleinement homogène.
Les environnements participent pleinement à cette mise en scène. Les stages sont détaillés, vivants et intégrés à l’action, avec une impression de continuité entre l’arrière-plan et le combat. Le décor ne sert pas uniquement de cadre : il renforce l’ambiance et donne une sensation de monde cohérent autour des combattants.

L'énergie brute d'un concert de Heavy Metal

Sur le plan sonore, Guilty Gear Strive repose sur une identité tout aussi marquée. La bande-son est entièrement composée et supervisée par Daisuke Ishiwatari, créateur de la licence. Son travail s’inscrit dans un registre mêlant heavy metal, hard rock et rock alternatif, avec une écriture très expressive et immédiatement identifiable.

Chaque personnage dispose de son propre thème musical, chanté et construit comme une véritable chanson complète. Ces morceaux ne se contentent pas d’accompagner les combats : ils prolongent directement la personnalité et les motivations des combattants, en transformant chaque affrontement en duel narratif autant que mécanique.
En plein match, la musique évolue avec l’intensité des rounds et accompagne la montée en tension. Elle agit comme un véritable moteur dramatique, renforçant le rythme et l’impact des échanges. Ce travail est complété par un sound design particulièrement précis, où chaque coup possède un impact sonore marqué, conçu pour renforcer la sensation de puissance et la lisibilité des actions.

La fin tonitruante d'un round
La fin tonitruante d'un round

ConclusionAvis sur Guilty Gear -Strive- (PC), le verdict du test

17

La version 2.00 fait entrer Guilty Gear -Strive- dans une phase de maturité assumée. En ajustant en profondeur ses mécaniques sans en trahir la philosophie, Arc System Works propose un titre plus lisible, plus stratégique et globalement moins punitif. Les affrontements gagnent en cohérence, avec une méta mieux structurée et davantage centrée sur la lecture du jeu et l’adaptation que sur l’exploitation d’excès mécaniques.
On pourra toutefois émettre quelques réserves sur le Blazing Pass de cette saison, dont la progression s’avère relativement exigeante en temps de jeu pour débloquer les contenus annexes (cosmétiques et narratifs). Un système qui peut freiner les joueurs les moins investis au quotidien.
Malgré ce bémol, le jeu conserve ce qui fait sa force depuis son lancement : un plaisir de combat toujours aussi dingue et un netcode rollback parmi les plus performants du genre, garantissant des joutes en ligne fluides et stables. Sur ces aspects, le titre reste une référence incontestée du versus fighting moderne.
Le jeu s'adresse à tout le monde. Que vous soyez fan d’anime, curieux de tâter de la compétition au sein de la FGC, ou juste là pour vous éclater entre potes sur le canapé, Guilty Gear -Strive- fait mouche. Et c'est la meilleure porte d'entrée de la saga pour débuter ou s'y remettre. De mon côté, c’est le jeu qui m’a fait vibrer à nouveau pour la baston 2D. Si j’avais un peu plus de temps à lui consacrer, c’est clairement avec lui que j'irais squatter les tournois de la communauté

Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.

Les points forts Les points forts de Guilty Gear -Strive-

  • Neutral central et structurant, rythme des matchs clair.
  • Grande richesse mécanique (Tension, Roman Cancel, Burst, wall break).
  • Gameplay spectaculaire et constamment dynamique.
  • Roster très varié, avec des archétypes nettement différenciés.
  • Très bon netcode rollback, expérience en ligne fluide même à distance.
  • Direction artistique forte, proche d’un anime interactif en cel-shading.
  • Mise en scène des combats très cinématique (caméra, ralentis, impacts).
  • Sound design et bande-son marquants.
  • Bonne porte d’entrée vers le versus fighting.

Les points faibles Les points faibles de Guilty Gear -Strive-

  • Lisibilité parfois perturbée par certains effets d’interface (ex : “COUNTER”).
  • Lobby en ligne peu ergonomique et visuellement dissonant.
  • Blazing Pass exigeant en temps de progression.
  • Interface et systèmes en ligne parfois peu intuitifs malgré un netcode excellent.
  • Style visuel très marqué, pouvant ne pas convenir à tous.

GUILTY GEAR -STRIVE- | Season 5 and 2.0 Update Trailer

FAQ : Tout savoir sur Guilty Gear -Strive-

Quel est le genre de Guilty Gear -Strive- et son classement PEGI ?

Guilty Gear -Strive- est un jeu de type Arcade. Il est classé PEGI 12. Contenus sensibles : Grossièreté de langage, Violence, Achat in-game.

Qui a fait le jeu Guilty Gear -Strive- et quand est-il sorti ?

Guilty Gear -Strive- a été développé et édité par Arc System Works. Le jeu est disponible officiellement depuis le .

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