Test Rising Hell : l'enfer est pixelé de bonnes intentions

publié le 1 mai 2021 à 22h28.
Dernière modification le 8 mai 2022 à 15h19

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Critique du jeu Rising Hell sur PC

Vous en avez marre de sauter gentiment sur des Goomba tout mimi ? Les notes douces ou jazzy vous donnent la diarrhée ? Alors, commencez déjà à faire la mano cornuta (l...l), et laissez-vous entraîner dans une frénésie de métal, de démon et de challenge avec Rising Hell, développé par le studio indonésien Tahoe Games et édité par Toge productions. Voici le test du jeu Rising Hell, réalisé sur PC. Le jeu était disponible en early access depuis octobre 2019 sur Steam et sort officiellement ce mois-ci, également sur PlayStation (18 mai), Switch (20 mai) et Xbox (21 mai).

Rising Hell, est un concentrée de metal, de puissance, de fluidité et de jouissance manette en main !

Histoire

8/20

Lucifer le corrompu, a trahi ses frères du royaume du ciel afin de prendre le pouvoir. En réunissant ses armées impies, il a lancé une guerre céleste pour prendre possession du trône suprême. Mais la détermination ne suffit pas à défaire les armées d’anges qui pourfendirent cette armée et attacha Lucifer à la racine d’un arbre.
Le temps et les âges passent, l’arbre devint véritablement gigantesque répondant au nom de Zaqqoum et en son sein, le royaume des enfers est né et croît inexorablement. En attendant que leur seigneur arrive à se détacher de son étreinte, tous les êtres infernaux demeurent emprisonnés de cet arbre.
Longue est l’attente et trois démons, Arok, Zelos et Sydna choisirent de prendre leur destin en main et tentent de s’échapper. Mais pour cela, il faudra passer par les archidémons qui gardent le royaume de Lucifer. Ils sont invulnérables par leurs créations. Mais l’espoir n’est pas interdit car Méphisto le joueur de tour leur donne une arme qui permet, si son détenteur est assez courageux (ou fou) de tuer ces démons gardiens.

Rising Hell

Vous allez escalader les entrailles maudites et grouillant de monstres de Zaqqoum, étourdit par des riffs entêtant et violent de la guitare électrique, et si vous survivez alors… alors ? Et bah rien. On est sur une Alpha et je suppose que la fin du jeu n’est pas encore développée, car le jeu reprend du début, pas de cinématique, pas de dialogues. C'est pour l'instant très frustrant.
C’est dommage, car le scénario, s’il ne brille pas forcément pas son originalité, justifie un level design original, à savoir un jeu étroit, car on évolue dans un arbre, et qui va de bas en haut, l’inverse des jeux comme Spelunky et Spelunky 2.

Rising Hell

Game System

18/20

Dans Rising Hell, vous allez donc devoir escalader l’arbre enfer afin d’affronter une succession de boss (3 pour l’instant, mais je pense qu’il y en aura un dernier à venir dans la version définitive) pour vous enfuir.
Le level design est donc construit non seulement du bas vers le haut, mais également dans un espace étroit, l’écran fait la largeur du jeu comme nous l'avons vu dans le jeu Jump King.

Rising Hell

Pour commencer, vous allez devoir choisir votre héros, ou plutôt votre démon. Vous commencez avec Arok, un humain à la main monstrueuse qui va lacérer au corps-à-corps des hordes d’ennemis. Pour débloquer les autres personnages, vous allez devoir durant votre ascension looter des orbes violettes qui vous permettront de débloquer Zelos, plus fragile, mais qui a une attaque de longue portée, puis Sydna qui a pour sa part une attaque de moyenne portée sympa : elle envoie des orbes explosifs sur les ennemis qui explosent après un petit laps de temps.

Rising Hell

Avant votre partie, il faudra également choisir un artefact qui également s’échange contre des orbes violettes : commencez votre partie avec 200 orbes rouges (de la monnaie) et 90% de votre vie, allez plus vite, mais les pièges vous font plus de dégâts… en fonction de votre style de jeu, vous pourrez optimiser vos chances !

Rising Hell

Le jeu se décompose donc en une succession de level qu’il va vous falloir escalader au milieu de hordes d’ennemis. La difficulté est clémente au début, mais va vite se corser. Les ennemis lâchent tous des orbes rouges que vous pourrez échanger à la fin de chaque level contre des améliorations permanentes : plus d’HP, faire plus de dégâts si vous avez perdu de l’énergie, augmenter le taux de drop des armes… Cette partie sera cruciale dans le jeu, et si vous optimisez mal le choix de vos améliorations, vous risquez d’avoir des difficultés à terminer Rising Hell.

Les commandes sont très simples : un double saut, possibilité de faire des wall jump, une attaque (au corps-à-corps, vous enchaînez 3 attaques, la dernière étant destructrice !), faire une attaque quand vous sautez sur un ennemi, et enfin un dash qu’il faudra absolument maîtriser !
Rising Hell est corsé, mais très souple paradoxalement sur les hitbox : vous n’allez pester contre une attaque qui touche votre pixel qui dépasse, ou encore une de vos frappes qui irait dans le vide. C’est heureux, car le jeu devient assez vite intense, les ennemis sont nombreux, variés ce qui vous oblige à bien anticiper de multiples attaques différentes, sans compter les pièges !
Heureusement votre dash est très puissant car il vous téléporte ni plus ni moins quelques mètres plus loin, évitant ainsi tout dommage.

De plus, vous récupérerez de nombreuses armes sur des ennemis qui boosteront largement vos attaques, les rendront plus larges ou plus dévastatrices. Les trois personnages disponibles étant très différents, vous devrez donc appréhender trois gameplay si vous voulez maîtriser complètement le jeu.
Le jeu est donc corsé, mais le gamedesign fait tout pour vous accompagner à travers sa difficulté. De fait il n’est pas frustrant (vous pourrez choisir d’avoir plusieurs vies au début de votre run par exemple…) et si vous finissez le jeu avec un peu d’entrainement, vous aurez la possibilité de pousser la difficulté avec des modificateurs (les ennemis font plus mal…).

Rising Hell

Nous sommes sur du classique certes, mais du très bon, comme dans le jeu ScourgeBringer ! Chacun des trois levels dispo possède sa propre ambiance, de plus à la fin de chaque level vous choisirez le level à venir, renouvelant ainsi l’expérience car vous n’aurez pas deux fois le même parcours. Les ennemis comme les boss sont également très variés. Le level design est très cool, comme les niveaux ne sont pas générés aléatoirement ils sont tous bien conçu – ce qui n’est pas toujours le cas dans les rogue like malheureusement… ici la question ne se pose pas ! – et enfin le choix de vos améliorations va influer également sur votre style de jeu.

Rising Hell

Petit reproche toutefois, j’aurai apprécié avoir plus de level aux spécificités bien trempées. En dehors de quelques level très particulier (avec du poison dans l’air, ou avec de la lave qui monte), il manque d’un peu de variété profonde dans les mécaniques des levels. Mais cela va peut-être venir.
Cela n’empêche pas le jeu d’être aussi prenant que jouissif, en particulier grâce à une ambiance graphique et sonore particulièrement soigné.

Rising Hell

Vidéo de gamaplay

Graphisme

19/20

Des démons, du pixel art soigné, des hectolitres d’hémoglobines… je dois avouer que le jeu a fait mouche dans mon petit cœur de gamer fan de métal !
Rising Hell propose une ambiance vraiment de feu, avec cette ambiance infernal qui se renouvelle en fonction des levels à la manière d’un Hell is other Demons, entre la pestilence, les murs décharnés et dégoulinant, les parois de marbres et la splendeur perdu d’un ange déchu. Et que dire de la cinématique d’intro avec ses artworks sublimes ! J’ai hâte que le jeu soit fini qu’on puisse voir la fin du jeu.
L’animation quant à elle est parfaite, fluide, vous n’aurez aucune baisse de framerate, et cerise sur le gâteau, il y a dans le jeu une vraie sensation d’impacts et de brutalité dans vos coups, vous sentez toute la rage se déverser en terrassant les ennemis, et ça, n’en déplaise à famille de France, c’est cool !
Un sans-faute quoi !

Bande son

Là pareil, on est sur du zéro défaut ! Une bande-son de fou avec une musique à la fois métal et retro, comme pour le célébrissime thème de Doom, mais beaucoup plus pêchu. Une utilisation particulièrement réussie du chiptune qui permet de garder une cohérence dans le gamedesign, les graphismes et la bande-son.
Ajoutez à cette musique puissante une voix au début du jeu qui m’a fait penser à la voix de Mortal Kombat (Flawless Victory), ou à celle d’Unreal Tournement. Une voix puissante, grave, grisante et électrique.
Les impacts des armes et le déchirement des corps sont bien présents également, finissant une œuvre courte certes, mais ultra intense !

Rising Hell

Mon avis concernant Rising Hell sur PC

16/20

À l’heure de cette Alpha, le jeu manque d’un peu de durée de vie et d’une conclusion. Mais que cela ne vous empêche pas de vous pencher sur ce jeu dans la version finale ! C’est un concentré de metal, de puissance, de fluidité et de jouissance manette en main ! Une petite qui sent le soufre et les cendres, alors si tu penses que tu peux défier les enfers et son cortège de sbires démoniaques, prépare-toi à faire chauffer ta manette !

Ce qu'il faut retenir

Les points forts de Rising Hell

  • - Une ambiance rétro et moderne en même temps
  • - Une bande son excellente
  • - Une sensation de puissance à chacun de vos coups

Les points faibles de Rising Hell

  • - Pour l’instant un peu court, seulement trois boss
  • - Pas de conclusion pour l’instant
  • - En espérant que ces deux points soient oubliés pour la sortie définitive du jeu.

Bande annonce du jeu Rising Hell