Test Species: Unknown : Un shooter horrifique malin en coop, mais encore trop court en arguments

Résumé Express : Species: Unknown (Le verdict en 1 min)
Dans la peau d'un membre d'équipage spatial, Species: Unknown vous propulse en coop jusqu'à 4 joueurs à bord de vaisseaux abandonnés pour remplir des objectifs à haut risque. Si le jeu brille par son excellente mécanique d'enquête, où il faut analyser des cadavres pour identifier le monstre parmi 8 spécimens terrifiants avant d'agir, sa formule montre vite ses limites. Porté par un design de créatures particulièrement réussi et une tension constante, ce shooter exigeant pèche par un manque cruel de contenu (une seule carte), une expérience solo punitive et un chat vocal catastrophique. En l'état de bêta, le titre de WanadevStudio offre une boucle solide et addictive à court terme, mais qui attend de s'étoffer.
Sommaire

Se retrouver à bord d’un vaisseau abandonné avec une créature inconnue à bord n’a jamais été une excellente idée… et Species: Unknown ne cherche pas vraiment à nous convaincre du contraire. Développé et édité par le studio français WanadevStudio, le jeu est un shooter horrifique coopératif, et nous plonge dans des missions où l’objectif n’est pas seulement de survivre, mais surtout de comprendre ce qui nous traque avant qu’il ne soit trop tard.
Ici, pas de scénario complexe ni de mise en scène particulièrement insistante. Chaque partie est une expédition rapide, tendue, où l’on enchaîne exploration, identification de la menace et exécution de l’objectif avant de tenter de s’extraire vivant. Simple sur le papier, mais beaucoup moins quand on commence à entendre des bruits dans les couloirs… et qu’on réalise qu’on n’est peut-être pas tombé sur la bonne créature. Mais cette boucle de gameplay coopérative, centrée sur la tension et la survie, suffit-elle à maintenir l’intérêt sur la durée, ou finit-elle par montrer ses limites une fois la surprise passée ? Découvrez le test de Species: Unknown disponible sur Steam depuis le 23 Octobre 2025.
Porté par un ingénieux système d'enquête et le design terrifiant de ses monstres, ce shooter horrifique installe une excellente tension coopérative...
Un huis clos spatial sans fioritures
Species: Unknown prend place dans un univers de science-fiction fortement inspiré de références comme Alien ou Dead Space. Le joueur est envoyé explorer des vaisseaux abandonnés afin de comprendre ce qui est arrivé à leurs équipages et d'éliminer les menaces qui pourraient encore s'y trouver. Une prémisse simple, mais suffisante pour justifier les nombreuses expéditions qui composent l'aventure.

Il ne faut cependant pas s'attendre à un scénario particulièrement développé. Species Unknown ne cherche jamais à raconter une grande histoire ni à construire un lore complexe. Le jeu utilise avant tout son univers comme un cadre pour son gameplay, laissant l'action et l'exploration occuper le devant de la scène.
Ce choix fonctionne plutôt bien dans le contexte d'un shooter horrifique coopératif. Les missions s'enchaînent rapidement et l'expérience ne souffre jamais de longues phases d'exposition ou de dialogues venant ralentir le rythme. L'objectif est clair : entrer dans le vaisseau, identifier la menace et tenter d'en ressortir vivant.

Même si l'univers manque parfois de personnalité face aux œuvres dont il s'inspire, il remplit correctement son rôle. Les environnements abandonnés, les couloirs métalliques et l'incertitude permanente sur ce qui se cache derrière la prochaine porte suffisent à installer une ambiance efficace et à donner un contexte crédible aux différentes missions.
Autopsie et fusillade : L'art d'identifier son bourreau
Species Unknown est un shooter horrifique coopératif jouable jusqu'à quatre joueurs. Chaque mission vous envoie à bord d'un vaisseau abandonné avec un objectif précis, parmi les 4 types de missions actuellement disponibles : récupérer une boîte noire, détruire le vaisseau en surchargeant son réacteur, éliminer le spécimen ou prendre plus de risques pour le capturer. Une variété appréciable sur le papier, même si la structure générale des parties reste souvent la même.

Avant de pouvoir accomplir votre objectif, il faudra d'abord comprendre à quoi vous avez affaire. C'est là que réside toute l'originalité du jeu. Chaque mission met en scène l'un des 8 spécimens actuellement disponibles, allant du robot meurtrier façon Terminator à des créatures beaucoup plus difficiles à décrire sans risquer quelques cauchemars. Le problème est que vous ignorez systématiquement quelle menace se cache dans le vaisseau.

Pour identifier le spécimen, il faut examiner les nombreux cadavres disséminés dans les différentes salles. Chaque créature possède sa propre signature : certains corps sont criblés de balles, d'autres présentent d'étranges blessures ou des mutilations bien spécifiques. À partir de ces indices, les joueurs doivent déterminer quelle entité est présente avant de pouvoir adapter leur stratégie. Une excellente idée qui transforme les premières minutes de chaque partie en véritable enquête et donne au jeu une identité bien plus intéressante qu'un simple shooter coopératif.


Une mission se déroule généralement selon une boucle assez claire : fouiller le vaisseau, examiner les corps, rejoindre le cockpit, rétablir le courant, identifier la menace puis accomplir l'objectif avant de tenter de s'échapper. Une formule efficace qui génère régulièrement des moments de tension, notamment lorsque l'équipe se sépare pour gagner du temps ou lorsqu'un joueur disparaît dans un couloir sans prévenir. Étrangement, c'est souvent à ce moment-là que tout le monde se souvient de la première règle des univers d’horreur: rester groupé.

Le système de progression repose sur l'argent gagné en fin de mission. Les récompenses varient selon l'objectif accompli, les modificateurs activés et les éventuelles pénalités reçues. Cet argent permet ensuite d'acheter de nouveaux équipements comme des détecteurs de mouvement, des soins, des cartes ou encore diverses améliorations pour votre personnage et votre vaisseau. Une progression simple mais efficace qui donne envie d'enchaîner quelques parties supplémentaires.

Le jeu se montre également particulièrement exigeant. Les vies de l'équipe sont limitées et les joueurs doivent activer des capsules de réapparition pour sécuriser leur progression. Mourir sans avoir préparé de point de retour signifie souvent regarder ses coéquipiers terminer la mission sans vous. Une mécanique qui renforce la tension, mais qui peut aussi rendre certaines erreurs particulièrement frustrantes.

Mais tout n’est pas parfait. Le manque d'explications rend les premières parties assez confuses pour les nouveaux joueurs, qui risquent de passer plus de temps à demander ce qu'il faut faire qu'à survivre aux créatures. Le titre est également très difficile en solo, certaines missions devenant rapidement éprouvantes sans équipe coordonnée. Enfin, malgré les différentes créatures et les 4 objectifs disponibles, la répétition finit par s'installer après plusieurs heures de jeu. Les missions suivent toujours un schéma proche et la présence d'une seule carte à l'heure actuelle limite forcément le renouvellement de l'expérience.

Cette dernière critique reste toutefois à relativiser puisque le jeu est encore en bêta. En l'état, Species Unknown propose déjà une boucle coopérative solide et quelques excellentes idées, même si son contenu demande encore à s'étoffer pour conserver son intérêt sur le long terme.


Des spécimens mémorables
Visuellement, Species Unknown fait le travail, sans forcément en mettre plein les yeux. C’est propre, réaliste, et ça tient la route en jeu, mais on est clairement sur quelque chose de déjà vu. Les environnements de vaisseaux rappellent beaucoup d’autres jeux du genre, et il manque ce petit truc qui ferait dire “ok, celui-là il a une vraie identité”.
Cela dit, en jouant, on ne se perd pas. Les environnements restent lisibles, et on comprend vite quoi faire et où aller. Les objets importants ressortent bien grâce à des effets visuels assez visibles, ce qui évite de passer à côté de trucs essentiels ou de tourner en rond inutilement.

L’éclairage joue énormément sur le ressenti en jeu. Par moments, ça peut rendre l’action un peu confuse, surtout quand tout explose dans tous les sens, mais en même temps ça ajoute clairement à la tension. On ne voit pas toujours tout parfaitement… et dans un jeu comme ça, c’est presque voulu.

Mais clairement, le gros point fort visuel, c’est les monstres. Là-dessus, le jeu assure vraiment. Entre le chien avec une tête humaine, les créatures insectoïdes ou les robots bien agressifs, chaque entité a un vrai design travaillé et surtout une vraie présence en jeu. Les animations sont propres et donnent du poids à chaque apparition, ce qui rend les rencontres beaucoup plus marquantes que les environnements eux-mêmes.
Une belle partition gâchée par un chat vocal perfectible
Côté sonore, Species: Unknown reste globalement solide sans chercher à impressionner, et ce malgré la présence d'un nom prestigieux aux commandes. C'est en effet le compositeur croate Dean Kopri qui signe la bande originale. Les musiques de fond sont simples mais efficaces, avec une vraie ambiance d’horreur spatiale qui tourne en continu. Elles installent bien une sensation d’oppression, surtout quand les missions commencent à monter en tension, mettant à profit le savoir-faire de ce musicien universitaire.
Les sound effects sont dans la même logique : classiques, mais bien intégrés. Rien de surprenant, mais ils remplissent correctement leur rôle dans la lisibilité de l’action. On comprend ce qui se passe, notamment au niveau des combats et des armes, ce qui est essentiel dans un jeu coop où tout peut vite devenir chaotique.

Par contre, le chat vocal… c’est une autre histoire. Entre la qualité audio douteuse et les volumes parfois complètement incontrôlés, on passe vite d’une immersion correcte à une agression sonore imprévue. L’immersion en prend parfois un coup assez brutal.
Avis sur Species: Unknown (PC), le verdict du test
Species Unknown propose une expérience coopérative efficace, surtout portée par son concept d’identification des spécimens avant chaque mission. C’est là que le jeu tire clairement son intérêt, en apportant une petite couche de réflexion au milieu d’un shooter horrifique assez classique dans sa structure.
Le reste reste globalement solide sans vraiment surprendre. Le gameplay tourne vite en boucle, les environnements manquent d’identité, mais les créatures et l’ambiance suffisent à maintenir l’envie d’enchaîner quelques missions.
C’est un jeu qui fonctionne bien en groupe, surtout sur des sessions courtes, mais qui montre rapidement ses limites sur la durée.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de Species: Unknown
- Système d’identification des spécimens
- Design des créatures réussi et variés
- Boucle de gameplay simple mais addictive à court terme
- Bon feeling coop
Les points faibles de Species: Unknown
- Contenu encore trop limité
- Gameplay rapidement répétitif
- Prise en main confuse pour les nouveaux joueurs
- Expérience solo très déséquilibrée
- Chat vocal catastrophique
Bande annonce du jeu Species: Unknown
Prix et disponibilité en ligne
PC 9.75€FAQ : Tout savoir sur Species: Unknown
Quel est le genre de Species: Unknown et son classement PEGI ?
Species: Unknown est un jeu de type FPS. La classification PEGI est actuellement en attente.
Qui a fait le jeu Species: Unknown et quand est-il sorti ?
Species: Unknown a été développé et édité par WanadevStudio. Le jeu est disponible officiellement depuis le jeudi 23 octobre 2025.
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