Test de Disgaea Mayhem. La démesure du Netherworld au format Muso

Résumé Express : Disgaea Mayhem (Le verdict en 1 min)
Disgaea Mayhem délaisse le tactical pour adopter un gameplay Action RPG / Musō à la Dynasty Warriors. Malgré une campagne courte et des décors souvent vides, le jeu conserve l'ADN culte de la franchise : un humour absurde (une guerre déclenchée pour du flan !), un endgame colossal et une progression sans limites (niveau 9999, Ultra Réincarnation, Monde des Objets). Un défouloir hautement addictif réservé aux amoureux du grind et des chiffres astronomiques.
✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par KëasSommaire

Et si Disgaea décidait de ranger ses cases et de sortir les muscles ? Après des années à faire s'affronter ses démons sur des champs de bataille quadrillés, la série revient avec Disgaea Mayhem, qui abandonne le tactical RPG pour une formule Action RPG / Musō.
Développé par Nippon Ichi Software, le jeu conserve cependant ce qui fait l'ADN de la licence : un univers complètement absurde, des personnages hauts en couleur et surtout une progression capable de transformer un simple démon en véritable machine de guerre. Niveau 9999, réincarnations, armes à améliorer et chiffres qui dépassent rapidement toute notion de bon sens : la surenchère est portée au rang d'art.
Alors, ce nouveau Disgaea réussit-il à transformer la formule en un défouloir aussi addictif que ses prédécesseurs, ou a-t-il sacrifié une partie de son identité en abandonnant le tactical RPG ? Découvrez le test de Disgaea Mayhem réalisé sur PC, également disponible en édition Deluxe sur Nintendo Switch, Nintendo Switch 2 et PlayStation 5. Cette édition physique, distribuée en France par Microids Distribution, comprend le jeu de base, la bande-son numérique et un mini-artbook.
Ici, la démesure n'est pas une option, c'est une mécanique de gameplay.
Un scénario à faire flancher le Netherworld
Dans Disgaea Mayhem, l'intrigue nous ramène une fois de plus dans le Netherworld, cette vaste région infernale divisée en une multitude de sous-mondes, chacun gouverné par son propre Overlord. Ici, la loi du plus fort règne en maître, et la diplomatie se passe rarement sans violence.
On y incarne N/A, un mercenaire engagé par Tichelle, princesse et Overlord du Sous-Monde Suprême. Un endroit où, pour une raison qui n'a absolument aucun besoin d'être justifiée, tout tourne autour du flan. Mais alors que tout semblait aller pour le mieux dans ce paradis pâtissier, le Flan Primordial est dérobé par un groupe d'anciens soldats déserteurs.
Votre mission est donc toute trouvée : parcourir les différentes régions du Sous-Monde, retrouver les responsables et surtout, exterminer méthodiquement tout ce qui aura le malheur de se trouver sur votre chemin.

Comme toujours avec la série, l'histoire ne cherche jamais à se prendre au sérieux. Les personnages, les situations et les dialogues enchaînent les absurdités avec un naturel déconcertant, tandis que l'humour omniprésent repose autant sur les personnages que sur les situations complètement démesurées dans lesquelles ils se retrouvent.
Et après tout, dans un univers où des démons peuvent devenir plus puissants en passant des milliers d'heures à massacrer leurs semblables, une guerre pour un flan semble finalement être l'une des choses les plus raisonnables qui puissent arriver.

Du Tactical au Musō : le grand saut dans la baston
Cette fois-ci, Disgaea Mayhem abandonne le tactical RPG qui faisait l'identité des précédents épisodes pour prendre une direction beaucoup plus orientée Action RPG / Musō, à la manière d'un Dynasty Warriors. Le principe des missions est relativement simple : entrer sur le champ de bataille, éliminer un nombre défini d'ennemis, puis affronter le boss qui attend tranquillement son tour de se faire massacrer.

Mais si les combats sont plus directs, Disgaea conserve ce qui fait depuis toujours le cœur de la série : la progression complètement démesurée. Là où la plupart des RPG considèrent le niveau 99 comme une limite raisonnable, Disgaea estime visiblement qu'il s'agit simplement d'un échauffement. Chaque personnage peut atteindre le niveau 9999.
Et même ce chiffre n'est pas réellement une fin en soi. Grâce à l'Ultra Réincarnation, il est possible de ramener son personnage au niveau 1 afin de recommencer sa progression avec des statistiques de départ bien plus élevées. Autrement dit, le jeu vous demande de passer des heures à rendre votre personnage surpuissant avant de vous expliquer que vous pouvez tout recommencer depuis le début. Et vous allez le faire volontairement.

Car le véritable cœur de Disgaea Mayhem n'est finalement pas son histoire, que l'on peut terminer relativement rapidement, mais bien son endgame. Le jeu se transforme alors en véritable simulateur de grind, où l'objectif n'est plus simplement de terminer l'aventure, mais de pousser ses personnages jusqu'à des niveaux de puissance complètement absurdes. Si vous avez toujours rêvé de devenir l'être le plus puissant du Netherworld, le jeu vous donne les outils pour y parvenir. Il faudra simplement accepter d'y consacrer quelques heures… ou quelques centaines.


Et pour atteindre ces sommets, Disgaea Mayhem propose une quantité impressionnante de systèmes de progression. À commencer par les armes. Sept catégories sont disponibles : épée, poings, arc, pistolet, lance, hache et bâton magique, réparties sur pas moins de 40 rangs de puissance. Mais obtenir une bonne arme n'est que le début.
Le Monde des Objets permet en effet de pénétrer directement à l'intérieur de ses équipements pour affronter des vagues d'ennemis. Chaque étage permet ainsi de faire progresser son arme, d'améliorer son niveau et de récupérer des points d'objet permettant d'augmenter encore davantage ses statistiques.

Les familiers ajoutent une nouvelle couche à cette progression. Au cours des missions, certains monstres vaincus pourront avoir la bonne idée de rejoindre vos rangs. En utilisant les points de mana accumulés au fil des combats, vous pourrez les apprivoiser et les emmener avec vous sur le champ de bataille. Ils pourront alors vous assister au combat et surtout permettre d'utiliser la Magimorphose, qui transforme temporairement votre familier en arme correspondant à son niveau et donne accès à sa capacité ultime.

Et même vos familiers ont droit à leur propre programme de remise en forme. En utilisant leur forme magimorphosée dans le Monde des Objets, vous pourrez encore améliorer leurs capacités. Une mécanique qui résume finalement assez bien la philosophie de Disgaea : si quelque chose peut être amélioré, il faut l'améliorer.
Les familiers donnent également accès au Monde des Personnages, un mini-jeu de plateau dans lequel vous pourrez emmener Tichelle dans votre propre corps afin d'augmenter vos compétences. Oui, le jeu vous permet littéralement de mettre votre personnage dans un jeu de plateau à l'intérieur de votre personnage pour le rendre plus fort. À ce stade, chercher une quelconque logique devient contre-productif.

On retrouve également l'Assemblée Infernale, grand classique de la série. Celle-ci permet de proposer différentes lois en utilisant vos points de mana, puis de convaincre les artisans de voter en votre faveur grâce à différents pots-de-vin. Et si les arguments financiers ne suffisent pas, il reste toujours un moyen, parce qu'après tout, quand la violence n'est pas une solution, c'est LA SOLUTION. Car dans Disgaea, lorsqu'une loi ne passe pas par la voie démocratique, rien ne vous empêche simplement de corriger le problème par les poings.

Enfin, la salle d'entraînement permet aux joueurs de tester leurs armes et leurs attaques sur une armée de Prinnies, les petites créatures emblématiques de la série. Un espace idéal pour expérimenter ses différentes possibilités de combat, vérifier ses dégâts ou simplement se détendre en brutalisant quelques manchots démoniaques. Ces derniers sont après tout payés une sardine par an, alors autant rentabiliser leur contrat.
Cette profusion de systèmes permet donc à Disgaea Mayhem de proposer une expérience qui va bien au-delà de sa campagne principale. Celle-ci reste relativement courte, mais le véritable contenu commence une fois l'histoire terminée. Entre l'amélioration des armes, la progression des familiers, les réincarnations et les différents systèmes de développement, le endgame peut facilement vous occuper bien plus longtemps que l'aventure elle-même.
Disgaea Mayhem n'est donc pas vraiment un jeu qui vous demande de terminer son histoire. Il vous donne surtout une bonne raison de continuer à jouer une fois que vous l'avez terminée : faire des chiffres toujours plus gros, jusqu'à ce que même le jeu commence à se demander si vous n'êtes pas allé un peu trop loin.
Des héros hauts en couleur dans un monde bien vide
Visuellement, Disgaea Mayhem reste fidèle à l'identité déjantée de la série avec une direction artistique colorée, joyeuse et volontairement enfantine. Les personnages affichent des designs très marqués, proches de l'esthétique anime, tandis que les couleurs vives et les effets de combat participent pleinement au ton léger et humoristique de l'aventure. Un choix qui fonctionne particulièrement bien avec l'univers de Disgaea, où il serait difficile de prendre au sérieux une armée de démons menée dans une guerre pour du flan.

Les combats profitent également de cette direction artistique. Les attaques sont accompagnées d'effets visuels nombreux et suffisamment spectaculaires pour donner du dynamisme aux affrontements, notamment lorsque l'écran se retrouve envahi par des dizaines d'ennemis. Le passage à la 3D permet d'ailleurs à la série de mettre davantage en valeur ses personnages et ses animations, tout en conservant cette esthétique très colorée qui lui est propre.

Malheureusement, cette réussite est nettement moins évidente du côté des environnements. Les zones de combat comme le hub principal donnent souvent une impression de vide, avec très peu d'éléments de décor pour donner vie aux différentes régions. Les grandes étendues deviennent alors rapidement de simples arènes permettant de passer d'un groupe d'ennemis à l'autre.
Ce manque de remplissage est d'autant plus dommage que la direction artistique avait de quoi rendre ces zones plus vivantes. Là où les personnages débordent de personnalité, les décors peinent à raconter quoi que ce soit. On se retrouve donc avec un contraste marqué : un casting haut en couleur évoluant dans des environnements qui semblent parfois avoir été conçus au minimum syndical.
Si la technique reste correcte et le style parfaitement cohérent avec l'esprit de la série, Disgaea Mayhem peine à habiller ses arènes aussi bien que ses démons. Le jeu est loin d'être laid, mais ses décors manquent cruellement de vie.
Une ambiance sonore qui a du coffre
Comme pour les précédents épisodes, Disgaea Mayhem peut compter sur le travail de Tenpei Sato, compositeur historique de la série. La bande-son reprend ainsi cette identité musicale propre à Disgaea, avec des morceaux capables de passer d'une ambiance légère et enjouée à des compositions plus épiques lorsque les combats s'intensifient.
Les musiques accompagnent efficacement les différentes situations sans jamais dénaturer l'ambiance volontairement décalée du jeu. Entre les phases d'exploration, les combats et les moments plus narratifs, la bande-son apporte suffisamment de variété pour éviter une trop grande répétitivité, tout en conservant cette sonorité caractéristique de la licence.
Le sound design, lui, joue surtout sur l'impact des affrontements. Les coups, les attaques spéciales et les différentes compétences disposent d'effets sonores qui renforcent la sensation de puissance, ce qui est particulièrement important dans un jeu où l'on passe son temps à massacrer des dizaines d'ennemis à la chaîne. Certains effets auraient cependant pu bénéficier d'un peu plus de variété : quand votre personnage commence à infliger des dégâts se comptant en millions, on aimerait parfois que le jeu ait l'air aussi impressionné que nous.
Les dialogues profitent quant à eux d'un doublage intégral en anglais et en japonais, tandis que les sous-titres français permettent de profiter pleinement des nombreux échanges entre les personnages. Ce doublage s'accorde particulièrement bien avec l'humour de la série et insuffle beaucoup de vie à son casting complètement déjanté.
Sans révolutionner la formule, Disgaea Mayhem propose donc une partie sonore solide. La bande-son accompagne efficacement le chaos à l'écran et les voix apportent ce qu'il faut de folie. Dommage simplement que le sound design n'ait pas poussé la démesure jusqu'au bout : après tout, quand une attaque inflige 500 millions de dégâts, un petit impact supplémentaire n'aurait pas été de refus.

Avis sur Disgaea Mayhem (PC), le verdict du test
Disgaea Mayhem réussit son pari en proposant un Action RPG/Musō aussi simple qu'efficace, tout en conservant ce qui fait l'identité de la série : un endgame démesuré et une progression complètement absurde.
Malgré des environnements parfois trop vides et une aventure principale assez courte, le jeu offre suffisamment de contenu pour les amateurs de grind. Si vous aimez voir des chiffres toujours plus gros, vous êtes clairement au bon endroit.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de Disgaea Mayhem
- Gameplay nerveux et dynamique
- Endgame extrêmement riche
- Limite de progression démesurée
- Humour Disgaea
Les points faibles de Disgaea Mayhem
- Environnement trop vides
- Histoire trop courte
- Changement de formule qui peut ne pas plaire
- Certaine répétitivité
Bande annonce du jeu Disgaea Mayhem
Prix et disponibilité en ligne
PC 59.99€
Switch 59.99€
PlayStation 59.99€FAQ : Tout savoir sur Disgaea Mayhem
Quel est le genre de Disgaea Mayhem et son classement PEGI ?
Disgaea Mayhem est un jeu de type Action RPG. Il est classé PEGI 16. Contenus sensibles : Grossièreté de langage, Sexe / Nudité, Violence, Achat in-game.
Qui a fait le jeu Disgaea Mayhem et quand est-il sorti ?
Disgaea Mayhem a été développé par le studio Nippon Ichi Software et édité par NIS America. Le jeu est disponible officiellement depuis le jeudi 23 juillet 2026.
