Test The Prisoning Fletcher's Quest, un hommage assumé à l'ère Amiga

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Ce qu'il faut retenir :

The Prisoning Fletcher’s Quest est un metroidvania PC en pixel art inspiré de l’ère Amiga. Univers absurde, gameplay classique mais efficace, boss exigeants, graphismes rétro et OST chiptune immersive. The Prisoning Fletcher’s Quest est un jeu atypique et mémorable.

Généré par l’IA à partir du texte rédigé par XLan

Sommaire

Table des matières

The Prisoning: Fletcher's Quest

Test The Prisoning Fletcher's Quest, un hommage assumé à l'ère Amiga

Il y a des jeux qui parlent de héros antiques, de mondes à sauver ou de royaumes à reconquérir. The Prisoning: Fletcher’s Quest, lui, commence chez le psy. Fletcher Howie Jr. est développeur, fatigué, probablement à 2 cafés de trop de la crise de nerfs, et finit littéralement coincé dans sa propre tête. Pas un royaume à libérer donc, mais un subconscient en vrac, peuplé d’idées douteuses, de figures absurdes et de cauchemars qui ressemblent parfois davantage à une mauvaise blague qu’à une véritable menace.

Derrière ce délire, on retrouve Elden Pixels, un studio déjà familier de la 2D et du pixel art, qui s’acoquine ici avec Acclaim pour signer un jeu volontairement bancal, étrange, et clairement à contre-courant des metroidvania trop propres sur eux. The Prisoning assume son héritage old school, celui des bizarreries de l’ère Amiga, et préfère l’incongruité à la cohérence rassurante, le malaise souriant à l’héroïsme de carton. Vous êtes prêt à descendre dans les rêves fiévreux d’un développeur ? Non bien sur que non, personne ne l’ait, mais peut être êtes vous prêt à découvrir le test de The Prisoning : Fletcher’s Quest.

The Prisoning : Fletcher’s Quest est une lettre d’amour à une certaine esthétique Amiga
  • The Prisoning: Fletcher´s Quest

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L'histoire et l'univers

Test The Prisoning Fletcher's Quest, un hommage assumé à l'ère Amiga

Le scénario de The Prisoning: Fletcher's Quest tient sur un post-it, et c’est précisément ce qui fait sa force. Fletcher Howie Jr. est mal. Il consulte. Et, pour une raison qui ne sera jamais vraiment expliquée (et c’est très bien ainsi), il se retrouve coincé dans un monde qui ressemble à son subconscient passé à la moulinette. Le jeu ne cherche pas à livrer un discours psychologique sérieux ; il préfère la caricature, l’exagération, le grotesque.

Les personnages que l’on croise semblent tout droit sortis d’un rêve où les symboles auraient été mélangés au hasard : des figures archétypales, absurdes, parfois gênantes, souvent drôles. Rien n’est là pour “faire sens” au sens classique, mais tout participe à cette impression d’errance mentale. Comme dans les vieux jeux Amiga les plus étranges, le joueur avance moins pour comprendre l’histoire que pour voir jusqu’où le délire va aller. Et le jeu se permet régulièrement de casser toute attente logique, transformant une situation banale en gag visuel ou narratif, parfaitement incongru.

The Prisoning: Fletcher's Quest
The Prisoning: Fletcher's Quest

Le gameplay

14/20

La première chose que The Prisoning: Fletcher's Quest impose au joueur, c’est une forme de vulnérabilité totale. On commence littéralement à poil. Pas d’arme, pas de compétence, pas même la possibilité de faire grand-chose. Le menu de sélection lui-même affiche un Fletcher nu comme un ver, rappelant au passage que ce jeu n’a aucune intention de préserver ta dignité ni celle de son héros. C’est à la fois un gag visuel et une déclaration d’intention : ici, tout commence par le dénuement.

The Prisoning: Fletcher's Quest
The Prisoning: Fletcher's Quest

L’apprentissage du monde se fait alors par l’expérimentation et la rencontre. L’univers onirique, à mi-chemin entre le cauchemar et la farce, se dévoile à travers des PNJ aux répliques aussi surprenantes que délicieusement débiles. On parle à des entités qui semblent conscientes d’être absurdes, qui balancent des lignes de dialogue décalées, parfois cryptiques, souvent hilarantes. Le premier "équipement" que l’on récupère n’est d’ailleurs pas une armure héroïque, mais un déguisement : un costume de cow-boy rose, clin d’œil il me semble à Retour vers le futur III, et plus précisément à ce moment où Marty McFly se fait humilier par Buford « Mad Dog » Tannen. Ici aussi, on a l’air ridicule, et le jeu en joue à fond.

The Prisoning: Fletcher's Quest
The Prisoning: Fletcher's Quest

Sur le plan mécanique, le jeu est un metroidvania d’action très classique. Les déplacements sont précis, les sauts répondent bien, le tir est immédiat. Manette en main, le jeu est agréable, presque instinctif. La carte arrive rapidement, les points de sauvegarde font aussi office de téléporteurs, et l’enchaînement des salles se fait sans friction inutile. C’est efficace, confortable, et clairement pensé pour éviter les lourdeurs classiques du genre.

The Prisoning: Fletcher's Quest
The Prisoning: Fletcher's Quest

Mais cette efficacité a un revers. La boucle de gameplay, très solide, finit par montrer une certaine redondance. On enchaîne les salles, on tire, on saute, on esquive, et si le rythme reste bon, la surprise mécanique est plus rare que la surprise visuelle ou narrative. Le jeu compense par des objectifs volontairement idiots, mais au final très linéaires : atteindre tel point, déclencher tel événement, fuir une situation…  qui donnent un sens ludique assez simple à cette progression en apparence crétine.

Les boss, eux, cristallisent le meilleur et le pire de l’expérience. Leur design est souvent mémorable, leur concept franchement barré, mais leur exécution peut se montrer frustrante. Certains patterns manquent de lisibilité, certaines attaques arrivent trop vite, et la faible marge d’erreur accentue la sensation de punition. On sent la volonté de proposer un défi exigeant, mais l’équilibre entre challenge et justice n’est pas toujours atteint. Là encore, on retrouve cet esprit Amiga : des combats parfois injustes, mais qui marquent les esprits.

Graphismes et direction artistique

14/20

Visuellement, The Prisoning est une lettre d’amour à une certaine esthétique Amiga. Le pixel art est volontairement expressif, parfois presque brut, avec une palette et des designs qui privilégient l’impact brut à la "beauté" classique. L’ensemble donne une impression d’incohérence cohérente : rien ne semble vraiment aller ensemble, et pourtant tout fonctionne.

The Prisoning: Fletcher's Quest
The Prisoning: Fletcher's Quest

Les premières rencontres donnent immédiatement le ton. On croise un homme-sirène enfermé dans un bocal, tiré par une vache. Une grosse fille en maillot, un cow-boy, un personnage évoquant un Baron Samedi pixelisé, entre vaudou, cartoon et hallucination. Les ennemis, eux aussi, semblent assemblés à partir d’idées jetées au hasard sur une table, mais avec une vraie cohérence interne.

Cette direction artistique évoque directement les écrans dérangeants de Weird Dreams, les visions étranges d'Agony ou autres jeux érotiques bizarres de cette époques Amiga 90’s. Une esthétique où chaque sprite raconte quelque chose, même s’il est parfois difficile de comprendre quoi. Et c’est précisément ce qui rend le tout si mémorable.

Ambiance sonore : OST et effets du jeu

16/20

La bande-son prolonge parfaitement cette plongée dans un esprit déréglé. On est clairement du côté du chiptune, avec des compositions qui évoquent immédiatement les musiques des disquettes crackées Amiga, celles qu’on lançait autant pour écouter la démo que pour jouer au jeu. Des sonorités qui rappellent les travaux de Rob Hubbard, Jochen Hippel… ces morceaux entêtants qui tournaient en boucle pendant qu’on attendait le chargement.

Les musiques de The Prisoning ont ce côté à la fois entraînant et légèrement agressif, comme si elles cherchaient à s’imprimer dans le cerveau du joueur. Elles accompagnent bien l’action, renforcent le rythme, et participent à cette nostalgie étrange d’une époque où la musique de jeu vidéo était à la fois contrainte techniquement et incroyablement inventive. Dommage par contre qu’elle boucle à chaque mort plutôt que de continuer…

The Prisoning: Fletcher's Quest
The Prisoning: Fletcher's Quest

Le sound design reste simple mais efficace, toujours au service de la lisibilité, sans jamais étouffer l’identité sonore du titre.

ConclusionAvis sur The Prisoning: Fletcher's Quest pour PC, le verdict du test

15/20

The Prisoning: Fletcher’s Quest n’est pas un jeu qui cherche l’adhésion universelle, mais à marquer le souvenir. Celui qu’on garde des titres un peu mal élevés, découverts trop jeune sur une disquette douteuse, incompris mais impossibles à oublier. Un jeu qui te fait parfois lever les yeux au ciel, parfois rire nerveusement, parfois serrer les dents et qui considère ça comme une victoire.

Ce n’est pas un metroidvania modèle, pas vraiment une anomalie non plus. C’est un rêve fiévreux jouable, coincé quelque part entre une démo Amiga crackée, une mauvaise nuit, et une bonne idée qu’on aurait peut-être dû refuser. Et c’est précisément pour ça que le jeu mérite d’exister et qu’on en parle encore après avoir reposé la manette.

Bande annonce du jeu The Prisoning: Fletcher's Quest

Prix et disponibilité en ligne

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Prix de base 14.79 €