Test Lunarium : une sublime complainte au crépuscule du monde

Résumé Express : Lunarium (Le verdict en 1 min)
Lunarium est un Action-RPG en 3D isométrique qui brille par son univers mélancolique, sa direction artistique soignée aux airs de dessin fait main et une bande-son envoûtante de 34 pistes. On y suit la chevalière Ave et la mystérieuse Starfarer Lune dans un monde condamné dont la lumière s'éteint. Si l'exploration et le duo d'héroïnes fonctionnent à merveille, le jeu pêche par un système de combat axé sur la parade qui devient vite répétitif malgré des timings exigeants. Une aventure poétique et plaisante, à réserver en priorité aux amateurs d'ambiances fortes et contemplatives.
✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par KëasSommaire

Dans Lunarium, le monde est au bord de l'effondrement, la lumière disparaît peu à peu et les anciennes légendes commencent à ressembler à de vagues souvenirs. Bref, tout va bien.
On y incarne Ave, une jeune chevalière accompagnée de Lune, une mystérieuse Starfarer capable de manier une étrange magie. Ensemble, elles parcourent les ruines d'un monde condamné, à la recherche de la lumière perdue des étoiles et des réponses concernant leur propre passé.
Développé et édité par 月相仪Lunarium, ce action-RPG en 3D isométrique avec ses affrontements basés sur l'esquive et la parade et sa direction artistique particulièrement travaillée, Lunarium affiche rapidement ses ambitions. Mais derrière cette jolie apocalypse se cache un gameplay qui repose beaucoup sur des mécaniques volontairement simples.
Lunarium parvient-il à transformer sa fin du monde en une aventure mémorable, ou faudra-t-il surtout compter sur les étoiles pour nous guider vers la sortie ? Découvrez le test de Lunarium, disponible sur pc via Steam depuis le 29 Juillet 2026.
Lunarium est une expérience agréable, portée par un univers qui donne envie d'aller jusqu'au bout pour découvrir ses secrets
Au crépuscule des constellations
Le monde de Lunarium est en train de mourir. Pas à cause d'une guerre, d'une épidémie ou d'un énième sorcier qui aurait décidé que conquérir le monde était une bonne idée, mais parce que la lumière des étoiles est en train de disparaître. Et lorsqu'un monde fantastique commence à perdre ses étoiles, on peut raisonnablement considérer que les choses vont plutôt mal.
Autrefois, les Starfarers, des entités presque divines liées aux constellations et aux astres, veillaient sur ce monde. Mais leur disparition progressive les a relégués au rang de légendes, tandis que les ténèbres gagnent du terrain et corrompent les créatures qui peuplent les différents royaumes.
C'est dans ce contexte que l'on incarne Ave, une jeune chevalière pragmatique et réfléchie chargée de protéger Lune, une mystérieuse Starfarer aux cheveux blancs et aux pouvoirs encore inconnus. Toutes deux vont parcourir les différents royaumes à la recherche de la lumière perdue des étoiles, tout en repoussant les créatures rongées par la corruption.

Le récit ne se contente cependant pas de mettre en scène une simple quête visant à sauver le monde. Lunarium s'intéresse surtout à ce qui reste lorsque tout semble destiné à disparaître. Le nihilisme et l'espoir s'opposent constamment au fil de l'aventure : d'un côté, la perspective d'une fin inévitable et d'un univers qui semble condamné ; de l'autre, la volonté de continuer à exister, de créer des liens et de donner un sens à ce qui nous reste.
La mémoire et l'identité occupent également une place importante dans le récit. Les souvenirs oubliés permettent progressivement de comprendre l'origine du cataclysme, mais aussi les véritables motivations de Lune. Ce qui pouvait au départ passer pour une simple quête de lumière prend alors une dimension plus personnelle, à mesure que le passé des personnages refait surface.
L'histoire propose enfin deux fins, dont une véritable fin qui apporte des éléments supplémentaires à l'univers et permet de mieux comprendre certains mystères laissés volontairement dans l'ombre. Une façon assez classique de récompenser les joueurs qui veulent aller au bout des choses, mais qui fonctionne ici puisque les révélations donnent davantage de profondeur à l'ensemble.
Lunarium raconte ainsi une histoire plutôt mélancolique, où sauver le monde importe finalement presque autant que comprendre pourquoi il mérite encore d'être sauvé. Et dans un univers où même les étoiles sont en train de rendre leur démission, la question a au moins le mérite d'être posée.

La parade en boucle
Lunarium ne cherche pas à réinventer l'Action RPG, et ce n'est probablement pas plus mal. On retrouve ici une formule particulièrement classique : une vue 3D isométrique, des attaques, des esquives et des parades, le tout saupoudré d'une progression par compétences. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais une formule qui a déjà fait ses preuves.

Le monde prend la forme d'un open world découpé en différentes zones, que l'on parcourt principalement pour explorer, découvrir de nouveaux environnements et accessoirement se faire rappeler que les créatures corrompues n'ont manifestement rien de mieux à faire que de nous sauter dessus.

L'exploration occupe une place importante dans l'aventure, avec différents royaumes à parcourir et un bestiaire suffisamment fourni pour éviter de croiser exactement le même monstre à chaque coin de rue.
Les affrontements reposent sur un système assez simple à prendre en main : attaquer, esquiver et surtout parer au bon moment. Les capacités de Lune viennent également compléter les possibilités d'Ave. Elle peut notamment utiliser une prière pour soigner le personnage ou encore lancer une flèche de lumière capable de dissiper les miasmes et d'infliger des dégâts aux ennemis. Ces capacités apportent un peu de variété aux affrontements et évitent que Lune ne soit simplement là pour faire beau dans les cinématiques.


La progression repose quant à elle sur un arbre de compétences qui se développe au fil de l'histoire, ainsi que sur différents équipements sous la forme de capes possédant chacune leurs propres effets. De quoi personnaliser progressivement son personnage et adapter ses capacités à sa manière de jouer.
Dans l'ensemble, le gameplay rappelle assez facilement des titres comme No Place For Bravery ou Hyper Light Drifter. On retrouve cette volonté de mélanger exploration, combats nerveux et progression dans un monde où chaque nouvelle zone peut cacher aussi bien une découverte intéressante qu'une créature ayant décidé que votre journée n'était pas suffisamment compliquée.
Le véritable problème vient cependant des combats. Comme beaucoup d'Action RPG reposant sur la parade, Lunarium finit par souffrir d'une certaine répétitivité. Les patterns ennemis sont très lisibles, ce qui n'est absolument pas un défaut en soi, mais une fois leur fonctionnement compris, une grande partie des affrontements finit par se résumer à attendre, parer, contre-attaquer, puis recommencer. Il n'est pas réellement nécessaire d'apprendre les subtilités de chaque ennemi lorsque leur comportement devient rapidement prévisible.


Cela ne signifie pas pour autant que le jeu est facile. Bien au contraire. Si les attaques sont généralement faciles à anticiper, leur timing peut être particulièrement exigeant. Une parade ratée au mauvais moment et votre belle chorégraphie parfaitement maîtrisée se transforme immédiatement en séance de remise en question personnelle. Il faut donc rester concentré, parfois davantage que ce que la simplicité apparente du système pourrait laisser penser.
Lunarium propose ainsi un gameplay solide et agréable à prendre en main, mais qui finit par montrer ses limites lorsque l'on passe plusieurs heures à combattre. Le problème n'est pas que les ennemis soient trop simples à comprendre, mais qu'une fois compris, ils ne demandent pas toujours suffisamment d'adaptation. Heureusement, la difficulté des timings et la progression permettent de maintenir un certain niveau d'exigence tout au long de l'aventure.

L'apocalypse illustrée à la main
Visuellement, Lunarium mise avant tout sur une direction artistique très marquée, avec un mélange de 3D isométrique et d'éléments qui donnent à l'ensemble un aspect presque dessiné à la main. Loin de chercher le réalisme à tout prix, le jeu privilégie les silhouettes, les couleurs et les ambiances pour donner une véritable identité à ses différents royaumes.

Et c'est probablement dans ses environnements que Lunarium se montre le plus convaincant. Temples abandonnés, ruines de royaumes déchus, églises noyées dans la brume ou encore paysages ouverts : chaque zone possède sa propre atmosphère et arrive à donner l'impression de parcourir les restes d'un monde qui a déjà commencé à disparaître. La direction artistique accompagne ainsi parfaitement le propos du jeu : un univers magnifique, mais qui donne constamment l'impression d'être à deux doigts de rendre l’âme.
Les personnages profitent eux aussi d'un style très soigné. Ave et Lune se détachent facilement des décors grâce à des designs très lisibles, tandis que leurs animations et leurs effets de combat apportent suffisamment de dynamisme aux affrontements. Les pouvoirs de Lune, notamment, permettent de créer quelques effets lumineux qui contrastent agréablement avec les environnements souvent plus sombres.

Cette identité visuelle fonctionne d'autant mieux qu'elle ne repose pas uniquement sur un filtre ou quelques effets de lumière. Lunarium possède réellement une patte artistique cohérente, capable de passer d'un paysage presque paisible à une zone beaucoup plus inquiétante sans perdre son identité.
Tout n'est cependant pas parfait. Certains environnements peuvent paraître un peu moins détaillés lorsqu'on les observe de près, et la vue isométrique limite forcément la possibilité de profiter pleinement du travail réalisé sur certains décors. Mais difficile de lui reprocher de ne pas jouer dans la même cour que les grosses productions : Lunarium sait surtout où placer ses efforts pour créer une ambiance, et c'est largement ce qui lui permet de se démarquer.
La complainte des étoiles perdues
Si Lunarium réussit aussi bien à installer son ambiance mélancolique, c'est en grande partie grâce à sa bande-son composée par BianHuiJing, artiste et interprète indépendant chinois. Avec 34 morceaux au total, le jeu dispose d'une OST suffisamment variée pour accompagner les différents royaumes, les affrontements ou les phases plus calmes.
Les compositions adoptent généralement une tonalité douce et nostalgique, parfaitement adaptée à cet univers qui semble progressivement sombrer dans les ténèbres. Les différents environnements disposent de leurs propres thèmes, avec parfois des variantes dédiées au jour, à la nuit ou aux combats. Le changement de musique permet ainsi de renforcer l'identité de chaque zone plutôt que de donner l'impression d'écouter la même piste en boucle pendant quinze heures.
Les combats bénéficient eux aussi de leurs propres morceaux. Plus rythmés, ils accompagnent correctement les affrontements sans chercher à transformer chaque rencontre avec trois créatures corrompues en Boss de Fin. Une retenue bienvenue, surtout lorsque les combats deviennent eux-mêmes assez répétitifs.

La musique joue également un rôle clé dans les moments les plus contemplatifs. Entre les ruines, les temples abandonnés et les paysages plongés dans la brume, elle renforce cette impression de parcourir les restes d'un monde qui refuse encore de disparaître. Et lorsque le jeu décide enfin de laisser un peu de silence s'installer, les quelques effets sonores de l'environnement prennent davantage d'importance.
Le sound design reste cependant plus discret que la bande-son. Les coups, esquives, parades et différentes capacités disposent d'effets suffisamment clairs pour accompagner l'action, mais ce n'est pas sur cet aspect que le titre cherche à impressionner. Le travail sonore sert avant tout l'atmosphère globale. Après tout, si la fin du monde pouvait toujours avoir une aussi bonne bande-son, on serait peut-être un peu moins pressés de l'empêcher.
Avis sur Lunarium (PC), le verdict du test
Lunarium est une aventure qui mise énormément sur son atmosphère, et il faut reconnaître que ça fonctionne. Son univers mélancolique, sa direction artistique soignée, sa bande-son et le duo Ave/Lune donnent au voyage une vraie personnalité.
Le problème vient surtout des combats, qui finissent par montrer leurs limites une fois passée la découverte des mécaniques. Les affrontements sont exigeants sans être réellement profonds, et la répétitivité finit par se faire sentir.
Lunarium reste malgré tout une expérience agréable, portée par un univers qui donne envie d'aller jusqu'au bout pour découvrir ses secrets. Un monde est peut-être en train de mourir, mais au moins, il aura eu la décence de le faire avec style.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de Lunarium
- Direction artistique soignée et vrai identité visuelle
- Univers riche
- bande son qui renforce efficacement l’ambiance
- Combats exigeants sans tomber dans le hardcore
Les points faibles de Lunarium
- Combats rapidements répétitifs
- Profondeur de gameplay qui reste limitée
- Animations parfois lentes
Bande annonce du jeu Lunarium
Prix et disponibilité en ligne
PC 17.99€FAQ : Tout savoir sur Lunarium
Quel est le genre de Lunarium et son classement PEGI ?
Lunarium est un jeu de type Action RPG. La classification PEGI est actuellement en attente.
