Test WILL: Follow The Light : Une odyssée nordique en demi-teinte

Ce qu'il faut retenir :
Porté par des panoramas nordiques impressionnants et une bande-son magistrale signée Trevor Kowalski, WILL: Follow The Light séduit immédiatement par son atmosphère glaciale et la fidélité de ses manœuvres maritimes. Cependant, cette odyssée s'essouffle rapidement en raison d'un scénario cousu de fil blanc accumulant les clichés sur le deuil, de PNJ graphiquement datés et d'énigmes répétitives. C'est une expérience contemplative agréable pour ses décors et son ambiance sonore, mais trop convenue sur le plan narratif et mécanique pour marquer durablement.
✨︎ Généré par l'IA à partir du texte rédigé par Benjamin LevySommaire

TomorrowHead Studio n'y va pas par quatre chemins : avec son premier jeu, le jeune studio veut nous parler de deuil, de filiation et de rédemption, le tout enveloppé dans une odyssée maritime glaciale. Un pitch qui a tout pour séduire les amateurs d'expérience contemplatives. Sauf qu'entre une nature à couper le souffle et des choix scénaristiques d'une prévisibilité déconcertante, WILL: Follow The Light avance en zigzag entre grande réussite atmosphérique et déjà-vu appuyé. Je vous explique tout, en découvrant le test de WILL: Follow The Light, disponible sur PC, PlayStation 5 et XBOX Series X|S depuis mai 2026.
Une traversée qui vaut le détour pour ses embruns et sa bande-son, à condition d'accepter de fermer les yeux sur le reste
L'histoire et l'univers
Autant attaquer directement par le maillon faible du jeu. Généralement, les walking simulators ou les jeux narratifs misent tout sur leur récit : un gameplay minimaliste qui sert avant tout une histoire capable de nous tenir en haleine. Malheureusement, passé la première heure et la découverte des lieux, on comprend vite que WILL: Follow The Light nous ressasse une formule vue et revue.

Le joueur incarne Will, un gardien de phare solitaire et dépressif sur une île reculée des mers du Nord. Pour retrouver son fils et espérer faire la paix avec lui-même, il va devoir sillonner les océans à bord de son voilier, le Molly, affronter une série d'épreuves et naviguer jusqu'à une île abandonnée. Au programme : le vieux loup de mer au passé lourd, une catastrophe naturelle qui frappe sa ville natale, un fils volatil, des relations toxiques avec son propre père et une famille déchirée... Pour ne rien arranger, la quête est rythmée par des visions surnaturelles et des vérités enfouies à affronter. Bref, un cocktail de clichés sur le deuil et la rédemption, déjà vu des milliers de fois au cinéma comme dans le jeu vidéo.

Il n'y a aucune vraie surprise, jusqu'à une fin qui refuse de trancher. Le jeu s'achève sur une note mélancolique et délibérément énigmatique, laissant la porte ouverte aux interprétations. Si vous aimez théoriser, vous serez servis. De mon côté, le procédé m'a simplement agacé.

Le gameplay
Sur le papier, WILL: Follow The Light est un jeu d'aventure narrative classique à la première personne, dans lequel s'ajoute une bonne dose d'énigmes. On y explore diverses zones isolées du Grand Nord, d'une station de recherche à un port de pêche, en passant par des montagnes enneigées traversées en chiens de traîneau. Pour garder le cap, un carnet de bord regroupe ce qu'on vient de vivre et nos découvertes. Malheureusement, la progression souffre d'une prise en main plutôt lourde, avec des déplacements patauds.

Le cœur de l'expérience repose sur le voilier de Will, la « Molly », qui sert de hub central entre les différents chapitres. C'est à son bord que l'on consulte la carte du monde et que l'on contemple nos objets de collection (maquettes de bateaux, planètes, sachets de thé). Le studio a apporté un soin tout particulier aux manœuvres maritimes : il faut dérouler les voiles à la main, gérer le moteur, jeter l'ancre et s'orienter à l'ancienne avec la boussole et l'azimut. Si la physique de l'eau et les sensations à bord sont réussies, la proposition déçoit par sa grande linéarité. Les trajets se résument bien souvent à aller tout droit vers des destinations très balisées, bridant l'impression de liberté.


Pour rythmer la traversée, l'aventure multiplie les tâches de routine et les puzzles. On passe une grande partie du temps à réaligner des tableaux électriques, manipuler des caisses ou déverrouiller des cadenas en cherchant des indices dissimulés un peu partout. Certaines énigmes semblent d'abord retorses, mais elles se résolvent finalement sans trop de difficulté — de quoi occuper les mains sans jamais vraiment stresser.


La seule vraie mécanique originale vient d'une lanterne spéciale capable de révéler des souvenirs enfouis, d'enrichir le lore ou de débloquer des passages. Dotée de trois filtres de couleur (jaune, rouge, bleu), elle demande d'activer des éléments interactifs en surbrillance.


Comme sa batterie est limitée, il faut régulièrement la recharger en réussissant un petit mini-jeu d'alignement d'ondes. Une idée sympathique, mais qui ne suffit pas à faire oublier la répétitivité globale des énigmes.

Une nature à couper le souffle, des humains à la traîne
Développé sous Unreal Engine 5, le jeu souffle le chaud et le froid sur le plan visuel. D'un côté, les paysages sauvages offrent des panoramas superbes que j'ai pris un réel plaisir à parcourir : le port, les grandes étendues glacées ou encore des montagnes qui m'ont parfois rappelé Death Stranding.

Les jeux de lumière sur la glace, les effets météo convaincants et les aurores boréales apportent une vraie touche de chaleur à une palette de couleurs nordique plutôt austère.

D'un autre côté, le résultat est beaucoup moins flatteur dès qu'on s'approche des éléments humains. Entre des bâtiments très géométriques, un brouillard qui sert parfois de cache-misère et des PNJ posés là sans grande conviction, le titre accuse son retard.


Avec leurs visages figés, leurs regards vides et leurs animations rigides, ces personnages rappellent une génération de consoles bien révolue. Ça casse net l'immersion et rappelle subitement les limites budgétaires du studio.

La musique de Trevor Kowalski, colonne vertébrale émotionnelle
Dans WILL: Follow The Light, le silence des latitudes nordiques pèse autant que la musique. Le premier jeu de TomorrowHead Studio mise avant tout sur une narration environnementale, et c'est justement là que le travail sonore prend tout son sens : le souffle des terres isolées, le vent qui cogne, le grondement sourd de la mer ou les sirènes de bateaux au loin. Cette atmosphère réussie donne une vraie âme au titre, là où le gameplay et certaines cinématiques viennent parfois ternir l'ensemble.


Cette ambiance s'appuie grandement sur la bande originale signée Trevor Kowalski, véritable colonne vertébrale émotionnelle du jeu. Le compositeur construit une partition qui emprunte beaucoup au cinéma : textures expérimentales, choix d'instruments singuliers et thèmes personnels directement intégrés à l'univers. En travaillant avec un orchestre, il façonne une musique ancrée dans la nature et le souvenir. Ces mélodies ne cherchent jamais à monopoliser l'attention : elles prennent naturellement le relais des bruits du décor et accompagnent le joueur sans jamais écraser l'expérience.
Une seule fois aura suffi
Il m'aura fallu environ 9 heures pour boucler WILL: Follow The Light, même si je sais qu'il existe un trophée « Through Any Obstacle » pour ceux qui terminent le jeu en moins de 5 heures. Le titre propose son lot d'objets à collectionner à traquer en chemin (maquettes de bateaux, petites planètes à assembler...), de quoi occuper les complétionnistes qui voudraient pousser l'exploration au-delà de la trame principale.


Une fois l'aventure terminée, il est possible de relancer les chapitres individuellement. Sur le papier, c'est une option plutôt bienvenue pour dénicher les derniers éléments manqués sans devoir tout recommencer. Dans les faits, je n'ai ressenti aucune envie de m'y replonger. Une fois le voyage de Will achevé, le titre a livré tout ce qu'il avait à offrir.
Avis sur WILL: Follow The Light pour Sony Playstation 5, le verdict du test
WILL: Follow The Light est de ces premiers jeux qui portent à la fois les promesses et les limites d'un jeune studio. TomorrowHead a clairement mis ses forces là où ça compte le plus à ses yeux : l'atmosphère, la musique et la navigation. Sur ce terrain-là, la réussite est réelle. Mais dès qu'il s'agit de raconter une histoire ou d'animer un visage humain, le vernis craque, et le titre retombe dans les travers d'un récit trop balisé pour surprendre. Une traversée qui vaut le détour pour ses embruns et sa bande-son, à condition d'accepter de fermer les yeux sur le reste.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de WILL: Follow The Light
- L'ambiance sonore et la partition de Trevor Kowalski, qui portent l'émotion mieux que le scénario
- Des paysages nordiques superbes, entre glace, aurores boréales et effets météo
- Les manœuvres du voilier, plutôt bien retranscrites dans leurs sensations
- La lanterne à filtres, seule vraie idée de gameplay originale
Les points faibles de WILL: Follow The Light
- Un scénario prévisible, saturé de clichés sur le deuil et la rédemption
- Des PNJ et des animations datées qui cassent l'immersion
- Une prise en main lourde et des déplacements patauds
- Une navigation finalement très linéaire malgré la promesse de liberté
- Des énigmes répétitives sur la durée
- Une rejouabilité quasi nulle une fois l'histoire terminée
Bande annonce du jeu Will: Follow The Light
Prix et disponibilité en ligne
PC 29.99€
PlayStation 29.99€
Xbox 29.99€FAQ : Tout savoir sur WILL: Follow The Light
Quel est le genre de WILL: Follow The Light et son classement PEGI ?
WILL: Follow The Light est un jeu de type Walking Simulator. Il est classé PEGI 7. Contenus sensibles : Peur.
