Test Echo Generation 2 : Une odyssée cosmique visuellement folle, au gameplay un poil trop sage

Résumé Express : Echo Generation 2 (Le verdict en 1 min)
Echo Generation 2 est un mélange réussi entre JRPG et deck-builder, sublimé par une direction artistique à couper le souffle. Si les combats de boss et les synergies de cartes se révèlent ultra-stratégiques, le jeu souffre malheureusement de dialogues trop bavards/plats et de combats standards répétitifs. Une aventure de science-fiction solide d'une dizaine d'heures qui vaut le détour pour les curieux, sans pour autant révolutionner le genre.
Sommaire

Développé et édité par Cococucumber, un studio canadien indépendant surtout connu pour son goût prononcé pour les univers colorés et les récits atypiques, Echo Generation 2 nous embarque dans une aventure de science-fiction où les réalités s'entremêlent, les mystères se multiplient et où chaque réponse semble ouvrir trois nouvelles questions.
À la croisée des chemins entre le space opera, les récits de dimensions parallèles et les grandes sagas de science-fiction à tiroirs, le jeu nous invite à parcourir des mondes étranges peuplés de technologies oubliées, de créatures improbables et de phénomènes défiant les lois de la physique. Une odyssée cosmique qui évoque tour à tour les explorations vertigineuses de Stargate, les mystères d'Hyperion ou les étrangetés temporelles de Doctor Who, dans un univers qui cultive constamment le goût de l'inconnu. Je vous explique tout, en découvrant le test d'Echo Generation 2, disponible sur Steam et Xbox Series X|S depuis le 27 mai 2026.
S'il y a bien un domaine où Echo Generation 2 impressionne immédiatement, c'est sa direction artistique...
Quand Hyperion rencontre Doctor Who : Un puzzle cosmique trop bavard
Les amateurs de science-fiction savent qu'il existe 2 grandes familles de récits. Ceux qui vous prennent par la main pour vous raconter une histoire simple mais efficace, et ceux qui ouvrent tellement de portes qu'on finit par se demander dans quelle dimension on a laissé ses clés. Echo Generation 2 appartient clairement à la seconde catégorie.

L'aventure se construit autour de plusieurs personnages répartis dans différents chapitres. Chacun possède sa propre histoire, ses propres objectifs et son propre environnement. Au départ, ces récits semblent totalement indépendants. On suit un groupe d'explorateurs confrontés à des phénomènes étranges, des survivants évoluant dans des lieux mystérieux ou encore des individus impliqués dans des événements qui les dépassent. Puis, progressivement, les pièces du puzzle commencent à s'assembler.

Le jeu joue beaucoup sur les mystères, les voyages dimensionnels, les technologies oubliées et les phénomènes cosmiques. Sans jamais sombrer dans la hard science-fiction, il évoque régulièrement des œuvres comme Hyperion, Stargate, ou encore les épisodes les plus étranges de Doctor Who. Plus l'aventure progresse, plus les différents chapitres se recoupent jusqu'à révéler une intrigue globale ambitieuse.

Le problème, c'est que cette histoire est essentiellement racontée à travers des blocs de texte. Beaucoup de blocs de texte. Les dialogues ne sont pas doublés et reposent entièrement sur la lecture. En soi, ce n'est pas un défaut. Les JRPG fonctionnent ainsi depuis des décennies. Mais encore faut-il que l'écriture compense cette absence de mise en scène. Or, Echo Generation 2 souffre justement d'un style d'écriture relativement quelconque. Les dialogues remplissent leur fonction, les informations sont transmises, l'intrigue avance, mais rarement avec le souffle ou le panache que mériterait un univers aussi riche.

Au fil des heures, on se surprend parfois à lire davantage pour obtenir la prochaine information importante que par réel plaisir des échanges entre personnages. L'histoire reste intéressante, souvent intrigante même, mais elle peine à transformer ses bonnes idées en grands moments de narration. C'est un peu comme découvrir les archives secrètes de la Fondation SCP rédigées sous forme de compte-rendu administratif : le contenu fascine, mais la forme peine parfois à suivre.

C'est dommage, car le fond est là. L'univers donne envie d'en savoir plus, les mystères fonctionnent, les révélations sont souvent bien amenées et les différents chapitres s'imbriquent intelligemment. Avec une écriture plus marquante et une mise en scène plus audacieuse, l'ensemble aurait probablement gagné une dimension supplémentaire.
Cartes en main : Entre boss stratégiques et remplissage artificiel
Echo Generation 2 est un RPG au tour par tour reposant largement sur la gestion d'un deck de cartes. Chaque combat rapporte de l'expérience, permettant de faire progresser ses personnages dans un arbre de compétences. Dans les faits, les améliorations les plus importantes sont assez évidentes : augmenter sa réserve de mana afin de jouer davantage de cartes à chaque tour, ou augmenter le nombre de cartes piochées. Le reste de l'arbre propose surtout quelques bonus de dégâts, de garde ou d'autres améliorations plus anecdotiques qui peinent à rivaliser avec ces deux options majeures.


Au fil des chapitres, de nouveaux personnages rejoignent également l'équipe. Chacun possède son propre deck et ses propres spécialités, ce qui ouvre progressivement la porte à des combinaisons intéressantes entre les cartes des différents membres du groupe. C'est d'ailleurs là que le système révèle son principal intérêt.

Les cartes couvrent tous les grands classiques du genre. Certaines infligent des dégâts directs, d'autres appliquent des effets négatifs, augmentent les dégâts subis par les ennemis, renforcent les alliés, offrent des capacités défensives ou permettent de soigner le groupe. Construire un deck efficace consiste donc à trouver les bonnes synergies entre ces différents effets afin d'optimiser chaque tour.
Sur le papier, le système fonctionne plutôt bien.
Les cartes sont nombreuses, les possibilités de personnalisation sont réelles et les affrontements les plus importants demandent régulièrement de réfléchir à sa stratégie. Certains boss obligent même à revoir complètement son approche sous peine de se faire remettre à sa place avec la délicatesse d'un Facehugger en manque d'affection.

Une mécanique apporte également une couche de réflexion supplémentaire : certaines cartes disposent d'un nombre limité d'utilisations par combat. Face aux ennemis classiques, cela ne pose généralement aucun problème tant les affrontements sont rapides. En revanche, lors des combats de boss qui peuvent durer de nombreux tours, il devient essentiel de bien équilibrer son deck entre cartes puissantes mais limitées et cartes plus modestes utilisables à volonté.
Cette idée est intéressante, mais elle met aussi en lumière un problème plus global du jeu : les seuls combats réellement stratégiques sont les boss. Les ennemis ordinaires se font généralement rouler dessus sans grande difficulté. Comme toute l'énergie est récupérée entre chaque affrontement, il n'existe pratiquement aucune gestion de ressources sur le long terme. On ne craint jamais vraiment de perdre contre les monstres de base. Ils servent surtout à tester de nouvelles cartes ou à accumuler de l'expérience.

Les véritables défis sont donc concentrés sur les boss, qui sont aussi les seuls combats où les choix de deck, les synergies entre personnages et la gestion des cartes limitées prennent toute leur importance.
Or le temps passé à nettoyer les ennemis standards reste conséquent. On enchaîne de nombreux combats sans réel enjeu avant d'atteindre les affrontements qui exploitent réellement les qualités du système. Cela crée parfois une sensation de remplissage, comme si le jeu retardait artificiellement l'accès à ses meilleurs moments.

Pour rompre la monotonie des combats, les développeurs ont ajouté une mécanique de QTE aux combats. Lors des attaques, ou des défenses, on vous demande d’appuyer avec un bon timing sur un bouton pour augmenter les effets ou mieux encaisser les dégâts. L'intention est claire : éviter que les combats ne deviennent trop passifs. Dans les faits, cela fonctionne assez mal. Ce n'est pas parce qu'on me demande d'appuyer sur A toutes les trente secondes que le combat devient plus dynamique. Le rythme général reste celui d'un RPG au tour par tour. Ces interventions finissent surtout par casser la réflexion stratégique sans apporter la nervosité recherchée. Pire encore, après plusieurs heures, on a parfois tendance à poser la manette pendant le tour adverse avant de réaliser trop tard qu'il fallait justement appuyer sur un bouton pour éviter une partie des dégâts. Le résultat donne davantage l'impression d'une couche de gameplay artificielle que d'une véritable amélioration du système de combat.

Autre aspect plus discutable : la recherche d'objets dans les environnements. Tout au long de l'aventure, il faut fouiller les décors afin de découvrir de nouvelles cartes et quelques ressources. Là encore, l'idée paraît séduisante sur le papier. Dans les faits, cette mécanique ressemble davantage à une chasse aux bonus disséminés dans des couloirs qu'à une véritable exploration.
On ne découvre pas réellement le monde à travers cette recherche. On ne comprend pas mieux son histoire. On ne débloque pas de nouvelles situations. On inspecte surtout chaque recoin parce qu'on sait qu'une carte utile pourrait s'y cacher.
Cette différence est importante. L'exploration est normalement une récompense narrative ou ludique. Ici, elle devient souvent une simple étape obligatoire dans une boucle de progression. Une fois encore, on retrouve cette impression de mécanique ajoutée pour enrichir artificiellement le contenu sans réellement enrichir l'expérience.

Heureusement, lorsque le jeu assume pleinement son identité de RPG stratégique, il se montre beaucoup plus convaincant. Les combats de boss, les synergies entre cartes et la gestion des différents personnages constituent clairement le cœur de l'expérience et les moments où le gameplay révèle son véritable potentiel.
Une claque visuelle rétro-futuriste qui captive l'oeil
S'il y a bien un domaine où Echo Generation 2 impressionne immédiatement, c'est sa direction artistique. Le style visuel possède une identité forte et immédiatement reconnaissable. Les environnements regorgent de détails, les jeux de lumière sont particulièrement réussis et chaque zone semble raconter quelque chose. Qu'il s'agisse d'installations scientifiques abandonnées, de mondes extraterrestres ou de structures défiant toute logique, l'univers conserve constamment sa personnalité.
Le jeu n'a pas besoin de multiplier les effets spectaculaires pour attirer l'œil. Son principal atout réside dans sa cohérence visuelle. Tout semble appartenir au même univers, tout en offrant suffisamment de variété pour maintenir l'intérêt du joueur pendant plusieurs dizaines d'heures.

Certaines animations manquent parfois un peu de souplesse, mais cela reste largement secondaire face à la qualité globale de la direction artistique.
Surtout, les graphismes remplissent parfaitement leur mission : donner envie de voir ce qui se cache derrière la prochaine porte. Et pour un jeu qui repose autant sur le mystère et la découverte, c'est probablement le plus beau compliment que l'on puisse lui faire.
Échos synthétiques : Une immersion sonore tout en retenue
Les compositions électroniques créent une ambiance de science-fiction cohérente avec l'univers du jeu. Les morceaux savent se faire discrets pendant l'exploration et plus présents lors des affrontements ou des moments importants du scénario.

On retiendra peut-être peu de thèmes une fois la console éteinte, mais pendant la partie, la musique remplit parfaitement son rôle. Elle participe largement à l'immersion et contribue à donner vie à cet univers étrange peuplé de créatures improbables, de technologies oubliées et de mystères cosmiques.
Comme pour les graphismes, la bande-son se distingue davantage par sa cohérence que par ses démonstrations de force.
Avis sur Echo Generation 2 (PC), le verdict du test
Avec son univers riche, sa direction artistique particulièrement réussie et son intrigue pleine de mystères, Echo Generation 2 possède suffisamment de qualités pour maintenir l'intérêt jusqu'à son dénouement. Son système de combat repose sur de bonnes idées, notamment dans la construction de deck et les synergies entre personnages, même si le jeu peine parfois à exploiter pleinement son potentiel à cause de combats ordinaires et d’exploration trop linéaire.
Echo Generation 2 ressemble donc à un compromis entre le JRPG classique et le deck builder moderne. Un compromis plutôt réussi, mais qui n'ose jamais aller suffisamment loin dans l'une ou l'autre direction pour devenir une référence du genre. Les amateurs de RPG stratégiques y trouveront néanmoins une aventure solide, portée par un univers attachant et une véritable envie de raconter une grande histoire de science-fiction. Ce n'est peut-être pas le prochain monument du deck building ni le nouveau roi des JRPG, mais c'est assurément un voyage qui mérite qu'on lui accorde une dizaine d'heures de son temps.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de Echo Generation 2
- Une direction artistique exceptionnelle
- La profondeur stratégique des boss
- Un système de deck-building solide
Les points faibles de Echo Generation 2
- Une narration trop austère et plate
- Des combats ordinaires répétitifs
- L'intégration ratée des QTE
- Une exploration trop linéaire
Bande annonce du jeu Echo Generation 2
Prix et disponibilité en ligne
PC 22.99€
Xbox 22.99€FAQ : Tout savoir sur Echo Generation 2
Quel est le genre de Echo Generation 2 et son classement PEGI ?
Echo Generation 2 est un jeu de type RPG tour par tour. Il est classé PEGI 16. Contenus sensibles : Drogues, Tabac, Alcool.
Qui a fait le jeu Echo Generation 2 et quand est-il sorti ?
Echo Generation 2 a été développé et édité par Cococucumber. Le jeu est disponible officiellement depuis le mercredi 27 mai 2026.
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