Test Dungeons & Degenerate Gamblers : le cousin déjanté et addictif de Balatro

Résumé Express : Dungeons & Degenerate Gamblers (Le verdict en 1 min)
Disponible sur Steam, Dungeons & Degenerate Gamblers revisite le blackjack traditionnel pour le transformer en un roguelike deckbuilder aussi stratégique qu'absurde. En affrontant des adversaires hauts en couleur au fil des étages d'une taverne miteuse, le joueur doit enrichir son paquet de cartes aux effets loufoques pour tordre les règles à son avantage. Malgré une réalisation visuelle minimaliste et une narration effacée, la richesse des synergies et le plaisir d'élaborer des combinaisons dévastatrices en font une excellente alternative à Balatro pour tous les amateurs du genre.
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Dans Dungeons & Degenerate Gamblers, atteindre 21 n'est que le début des problèmes. Les cartes ont des effets absurdes, les règles peuvent être complètement détournées et vos adversaires sont bien décidés à vous faire comprendre que la banque n'est pas toujours celle qui gagne.
Développé par Purple Moss Collectors et édité par Yogscast Games, ce roguelike deckbuilder nous embarque dans une taverne où les parties de cartes ont légèrement tendance à dégénérer. De client en client, il faudra progresser à travers les différents étages de l'établissement en construisant un deck toujours plus efficace, tout en découvrant des dizaines de façons de contourner les règles du blackjack.
Alors, cette version complètement dégénérée du blackjack mérite-t-elle de prendre place à votre table ? Découvrez le test de Dungeons & Degenerate Gamblers, disponible sur Steam depuis le 8 août 2024 et qui sort sur PlayStation 5 le 9 octobre 2026.
Dungeons & Degenerate Gamblers a parfaitement compris comment transformer un simple blackjack en véritable roguelike deckbuilder
Le bar du coin n'a jamais été aussi dangereux
Une taverne, des cartes et beaucoup trop de gens prêts à tricher. Bienvenue dans une taverne où tout le monde semble avoir oublié qu'on peut simplement boire un coup sans risquer sa vie. Ici, les clients et les employés règlent leurs problèmes autour d'une table avec une version particulièrement douteuse du blackjack. Votre objectif est simple : progresser étage après étage en affrontant tous ceux qui auront le malheur de se trouver sur votre chemin, jusqu'à atteindre le sommet de l'établissement.

L'histoire sert surtout de prétexte pour donner un peu de contexte aux différentes parties. On traverse les étages de cette taverne remplie de personnages plus ou moins recommandables, on enchaîne les affrontements et on découvre progressivement les différents adversaires qui se dressent sur notre route. Rien de bien compliqué, et surtout rien qui cherche à prendre le dessus sur le véritable intérêt du jeu : jouer aux cartes.

Ça tombe bien : on ne lance pas Dungeons & Degenerate Gamblers pour suivre un scénario à la Christopher Nolan avec douze niveaux de lecture et une frise chronologique à reconstituer sur un tableau. Quand on fait un puzzle, on ne demande pas à ses pièces d'avoir un arc narratif en trois actes. Ici, l'univers est simplement là pour donner une raison à nos parties et transformer une succession de manches de blackjack en véritable petite aventure.
Le jeu n'a donc pas besoin d'une grande histoire pour fonctionner. Sa taverne crasseuse, ses clients et son ambiance de casino qui ne passerait pas un examen sanitaire suffisent à donner un cadre aux parties. Après tout, tant qu'on a une table, un adversaire et quelques cartes en main, le reste peut bien attendre.
Tordre les règles du 21 : l'art de tricher en toute légalité
Sur le papier, Dungeons & Degenerate Gamblers est un roguelike où l'on enchaîne des affrontements et des événements autour d'un principe assez simple : jouer au blackjack. Le but est de progresser d'étage en étage en affrontant une véritable flopée d'adversaires, chacun essayant évidemment de vous faire perdre la dernière partie saine de votre esprit.
figure>Le blackjack ne fonctionne pourtant pas exactement comme celui que vous connaissez. La différence de points entre la meilleure main et celle du perdant détermine les dégâts infligés. Autrement dit, gagner de peu ou écraser complètement son adversaire n'a pas du tout le même résultat. Ce détail change rapidement la manière de jouer.

Imaginons que votre adversaire possède une meilleure main que vous. Dans un blackjack classique, on pourrait être tenté de tirer une carte supplémentaire pour essayer de le dépasser. Ici, c'est parfois la pire décision possible. Si vous savez que vous allez perdre, mieux vaut parfois rester tranquillement sur votre valeur pour limiter les dégâts. À l'inverse, dépasser la limite vous fait encaisser l'intégralité des dégâts. Le jeu transforme donc une mécanique que l'on connaît par cœur en prise de risque permanente.

Mais c'est surtout entre les affrontements que Dungeons & Degenerate Gamblers commence à montrer ce qu'il a réellement dans le ventre. Après chaque partie, il est possible de récupérer de nouvelles cartes aux effets parfois complètement absurdes. Carte négative, égalité forcée, modification de la valeur maximale de l'adversaire… Les possibilités sont nombreuses et permettent surtout de construire progressivement un deck capable de faire des choses qu'un simple paquet de cartes n'aurait probablement jamais dû permettre.

C'est là que le jeu cesse réellement d'être un simple blackjack. Les cartes peuvent être combinées pour infliger des dégâts monstrueux, réduire ceux que l'on reçoit ou complètement détourner les règles d'une partie. On construit son deck, on cherche les synergies et on adapte progressivement sa stratégie aux possibilités offertes par notre partie. Le blackjack devient alors le terrain de jeu d'un véritable deckbuilder.

Impossible de parler de Dungeons & Degenerate Gamblers sans évoquer Balatro de Playstack. Le jeu ne cherche d'ailleurs pas particulièrement à éviter la comparaison, jusqu'à glisser quelques références à son illustre cousin. Les deux partagent cette même structure de roguelike deckbuilder où l'on accumule des cartes et des effets pour construire des combinaisons de plus en plus puissantes.
Leur progression diffère pourtant. Balatro nous demande essentiellement d'atteindre un score précis dans un nombre de manches limité. Dungeons & Degenerate Gamblers nous fait affronter de véritables adversaires, chacun possédant sa propre stratégie et sa personnalité. On ne cherche donc pas simplement à battre un chiffre : il faut comprendre comment joue celui qui se trouve en face.
Le blackjack sert de base, mais tout ce qui vient se greffer autour transforme progressivement la partie en un véritable duel de decks. Connaître les règles du blackjack, c'est bien. Savoir comment les contourner, c'est mieux.

Minimum de pixels, maximum d'efficacité
Une table, des cartes et basta. Visuellement, Dungeons & Degenerate Gamblers fait dans la simplicité. Le jeu adopte une esthétique en pixel art assez simple, avec des personnages représentés par une sorte de photo d'identité, des cartes et surtout une table de jeu. Pas de grandes animations, pas de décors fourmillant de détails : on est ici pour jouer aux cartes, et le jeu ne va pas faire semblant du contraire.

Le problème, c'est que cette simplicité se ressent aussi dans la variété. Une partie ressemble visuellement beaucoup à la précédente et le format reste pratiquement toujours identique. On change principalement l'apparence de la table en fonction de la zone dans laquelle on se trouve, mais cela reste trop léger pour donner une véritable impression de progression.
Ce n'est pas particulièrement laid pour autant. Le pixel art remplit correctement son rôle et l'ensemble possède une petite identité visuelle qui colle bien à l'ambiance de taverne miteuse. Mais contrairement au gameplay, qui passe son temps à ajouter de nouvelles cartes et de nouveaux effets, les graphismes, eux, restent tranquillement assis à la même table pendant toute la partie.

Les mélodies d'un casino sans foi ni loi
La bande-son de Dungeons & Degenerate Gamblers est loin d'être réduite à quelques bruitages de cartes que l'on finit par ne plus entendre après trois parties. Le jeu possède une véritable OST composée par Element27, avec des morceaux associés aux différentes zones que l'on traverse : taverne, sous-sol, casino, donjon, lounge ou encore quartier VIP.

Cette variété permet surtout d'accompagner la progression. On ne se contente pas d'avoir la même boucle musicale pendant toutes nos parties : chaque nouvel étage possède sa propre identité sonore, avec également des thèmes spécifiques pour certains affrontements de boss. Rien que les titres de certains morceaux, comme Ale & Addiction, Resonant Smoke ou Spiders Made Of Human Fingers, montrent que le jeu ne se prend pas toujours très au sérieux.

Avec son côté décomplexé, la musique participe beaucoup à cette ambiance de casino miteux où l'on vient jouer sa vie autour d'une table. Elle accompagne les parties sans chercher à leur voler la vedette, ce qui est finalement plutôt logique pour un jeu dont l'essentiel de l'action consiste à regarder des cartes apparaître à l'écran, et vu le nombre de parties que vous risquez d'enchaîner, c'est plutôt une bonne chose.

Avis sur Dungeons & Degenerate Gamblers (PC), le verdict du test
Dungeons & Degenerate Gamblers a parfaitement compris comment transformer un simple blackjack en véritable roguelike deckbuilder. Les affrontements, les effets de cartes et les nombreuses possibilités de synergie rendent les parties suffisamment différentes pour donner envie de relancer une partie après une défaite.
L'histoire et les graphismes restent assez anecdotiques, mais ce n'est finalement pas bien grave. Le jeu sait ce qu'il veut être : une succession de parties de blackjack où l'on finit par avoir beaucoup plus de cartes et de règles dans son deck que dans le règlement officiel.
Avec ses adversaires et son identité de gameplay, il possède suffisamment de personnalité pour exister par lui-même. Si vous aimez les deckbuilders et que l'idée de transformer une partie de blackjack en règlement de comptes vous amuse, vous devriez rapidement trouver une place à cette table.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de Dungeons & Degenerate Gamblers
- Blackjack revisité
- Nombreux effets de cartes
- Vraie identité de gameplay malgré les comparaisons
- Excellente rejouabilité
Les points faibles de Dungeons & Degenerate Gamblers
- Graphismes simplistes
- Histoire anecdotique
- Part de hasard parfois frustrante
Bande annonce du jeu Dungeons & Degenerate Gamblers
Prix et disponibilité en ligne
PC 14.79€
PlayStation 14.79€FAQ : Tout savoir sur Dungeons & Degenerate Gamblers
Quel est le genre de Dungeons & Degenerate Gamblers et son classement PEGI ?
Dungeons & Degenerate Gamblers est un jeu de type Jeu de cartes. Il est classé PEGI 18.
