Test du jeu The Exit Project: Backstreets : Bienvenue dans la Quatrième Dimension

Résumé Express : The Exit Project: Backstreets (Le verdict en 1 min)
The Exit Project: Backstreets est un jeu d’horreur en boucle basé sur l’observation, où le joueur doit repérer des anomalies dans une ruelle oppressante. L’ambiance immersive et le minimalisme sonore fonctionnent bien, mais le gameplay reste très simple et répétitif. Très court et techniquement en retrait sur Switch, le jeu peine à justifier son prix. Une expérience à réserver aux amateurs du genre, de préférence en promotion.
✨︎ Généré par l’IA à partir du texte rédigé par Benjamin LevySommaire
The Exit Project: Backstreets

"Il existe une cinquième dimension, au-delà de celles connues de l'homme. Une dimension vaste comme l'espace et intemporelle comme l'infini. C’est la zone de crépuscule où le réel se fissure..." Vous vous en souvenez ? C'était l'intro de la série La Quatrième Dimension (The Twilight Zone). Le rapport avec The Exit Project: Backstreets ? Il est plus étroit qu’on ne le pense. Au-delà des notions classiques d’espace, le nouveau titre du studio chypriote Nostra Games nous projette dans cette zone grise où l’imaginaire prend forme et où chaque détail du quotidien devient suspect.
Depuis l’explosion du genre initiée par Exit 8, le concept de la boucle infinie est devenu le terrain de jeu privilégié de la scène indépendante. Mais ici, Nostra Games tente une approche plus intime, presque claustrophobique. Le titre nous piège dans l'angoisse d'une ruelle sombre, ce lieu de passage banal que l'on veut normalement quitter le plus vite possible. Ici, courir ne vous servira à rien ; seule une observation minutieuse pourra vous sauver. Préparez-vous à douter de vos propres sens. Bienvenue dans un test où la folie se cache dans les détails.
Une plongée oppressante dans un purgatoire urbain où le moindre détail peut vous trahir
L'histoire et l'univers
Le scénario de The Exit Project: Backstreets commence par une situation que beaucoup connaissent que trop bien : la fin d'une journée de travail harassante, le corps lourd et l'esprit embrumé. On y incarne un homme ordinaire, un travailleur épuisé dont le seul désir est de retrouver la chaleur de son foyer pour oublier une carrière qu'il ne supporte plus. "Ce boulot me tue" murmure-t-il, sans se douter que cette expression est sur le point de prendre un sens littéral.

Alors qu'il s'engage dans la petite ruelle habituelle pour rentrer chez lui, la ruelle commence à lui jouer des tours. Le trajet semble s'étirer, et l'évidence finit par éclater : il ne s'agit plus d'un simple manque de sommeil. Il est pris au piège dans une anomalie métaphysique, une boucle spatiale où le temps s'est arrêté.

L'histoire ne se raconte pas via de longues cinématiques, mais à travers la voix intérieure du protagoniste qui, entre déni et panique, tente de maintenir sa santé mentale. Le véritable enjeu scénaristique réside dans cette tension constante : est-ce la ruelle qui change, ou est-ce notre personnage qui sombre dans une psychose due au surmenage ? Pour sortir de ce purgatoire urbain, il faudra affronter l'inconnu, un détail à la fois.

Le gameplay
Le Gameplay : L’observation pure
Côté mécaniques, The Exit Project: Backstreets ne s'encombre d'aucun artifice. Il n'y a aucune explication sur ce qu'il faut faire. Aucune vidéo de présentation, aucun texte d'introduction. Le jeu débute alors qu'on entre dans la ruelle. Oubliez l'action ou les énigmes complexes : nous sommes face à un « jeu des différences » grandeur nature. Le principe est simple : vous parcourez la ruelle, vous essayez de mémoriser chaque détail, puis vous arrivez à la porte du fond. Si vous n'avez repéré aucune anomalie, vous continuez votre route par la porte de sortie. Si, au contraire, un élément a changé (de la neige, une pièce remplie de cartons, des bruits bizarres, une ampoule qui se brise), vous devez faire demi-tour. Une bonne décision vous fait progresser ; une erreur vous renvoie impitoyablement au point de départ.


Cette boucle de gameplay repose entièrement sur votre mémoire visuelle et votre capacité à gérer le doute. C’est efficace pour instaurer une tension psychologique : on finit par s’arrêter devant chaque seau ou chaque fissure dans le mur, se demandant si notre cerveau ne nous joue pas des tours.
Le prix de la boucle : La douche froide sur Switch
C’est ici que le bât blesse, particulièrement pour la version console. Si sur Steam, le jeu est proposé au prix doux de 2,99 €, rendant sa brièveté tout à fait acceptable (comptez entre 10 et 20 minutes pour en voir le bout), la pilule est beaucoup plus difficile à avaler sur le Nintendo. Affiché à 9,99 € sur Switch, le titre devient assez cher pour une expérience qui se boucle en un temps record. À titre de comparaison, la référence du genre, The Exit 8, est proposée à 3,99 € pour une durée de vie trois à quatre fois supérieure et une réalisation plus fine. Un choix de positionnement de la part de Nostra Games qui risque de diviser autant, sinon plus, que le contenu même du jeu.

La fin
Un dernier mot sur la conclusion du jeu. Si vous réussissez enfin à atteindre votre domicile, vous aurez alors 2 choix. Le premier choix met fin à cette journée et le jeu s'achève par un message "To be continued". C'est un peu frustrant, car on reste sur notre faim. En revanche, le second choix est sans pitié, puisque vous recommencez le jeu depuis le début. Entre un final abrupt et le risque de repartir à zéro, la pression reste entière jusqu'à la dernière seconde.

Graphismes et direction artistique
Si la bande-annonce du studio présente de superbes jeux de lumière et des reflets soignés où chaque élément est bien distinct, le passage sur console de Nintendo fait l’effet d’une douche froide. Sans être foncièrement moche, la différence est saisissante : le manque de finesse oblige souvent à s’approcher de près pour distinguer les objets.

Pour autant, il faut saluer le travail de Nostra Games sur l’atmosphère. L’oppression ne vient pas seulement de ce que traverse le protagoniste, mais d’un environnement qui semble vous écraser. L’impression d’enfermement est permanente, renforçant une claustrophobie constante et la sensation d’être piégé dans un espace aussi familier qu’inquiétant. On devine qu’à un autre moment de la journée, cette ruelle était vivante ; mais ici, le temps semble s'être suspendu. Le joueur se retrouve seul au milieu d'un chaos d'objets abandonnés (câbles traînants, conduits industriels, seaux ou vélos) qui encombrent l’espace au sol comme en hauteur. Le ciel lui-même devient un luxe invisible, occulté par les balcons, le linge suspendu et les tôles qui surplombent la marche du joueur.

Ambiance sonore : OST et effets du jeu
Côté sonore, The Exit Project: Backstreets fait le choix du minimalisme absolu. Je ne dirais pas que c'est une réussite, mais l'absence de superflu renforce le côté angoissant. Aucune musique ne vient briser votre sentiment de confinement ou influencer vos émotions. Vous êtes seul avec le bruit de vos propres pas qui résonnent sur le béton froid, le grésillement sporadique d'un néon ou le son lointain et étouffé d'une radio dont on ne saura jamais d'où elle provient. Ce dépouillement auditif sert un but précis : vous forcer à écouter.

La voix du protagoniste, qui oscille entre le découragement et le désespoir alors qu'il cherche désespérément une issue, devient votre seul lien avec une forme d'humanité. On est ici dans le strict minimum technique, mais ce « vide » sonore est précisément ce qui rend l'expérience si pesante et authentique.
Avis sur The Exit Project: Backstreets (Nintendo Switch), le verdict du test
The Exit Project: Backstreets réussit son pari atmosphérique en transformant une ruelle banale en un purgatoire psychologique oppressant. Si l'expérience de "Loop Horror" est efficace et la narration par la voix intérieure bien sentie, le titre se heurte violemment à la réalité technique et tarifaire de la Nintendo Switch. Très court et visuellement dégradé par rapport à la version PC, il devient difficile à recommander au prix fort malgré ses qualités d'immersion. Une curiosité à réserver aux fans absolus du genre, idéalement lors d'une promotion.
En résumé
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de The Exit Project: Backstreets
- Ambiance immersive
- Narration subtile
- Concept efficace
- Minimalisme sonore
Les points faibles de The Exit Project: Backstreets
- Prix excessif sur Switch
- Réalisation technique
- Durée de vie éclair
- Fin abrupte
Bande annonce du jeu The Exit Project Backstreets
Prix et disponibilité en ligne
PC 9.99€
Switch 9.99€FAQ : Tout savoir sur The Exit Project: Backstreets
Quel est le genre de The Exit Project: Backstreets et son classement PEGI ?
The Exit Project: Backstreets est un jeu de type Puzzle. Il est classé PEGI 12.
Qui a fait le jeu The Exit Project: Backstreets et quand est-il sorti ?
The Exit Project: Backstreets a été développé et édité par NOSTRA GAMES. Le jeu est disponible officiellement depuis le vendredi 23 janvier 2026.
