Test Toycrafter : Le simulateur de bricolage horrifique qui manque de consistance

Ce qu'il faut retenir :
Mélangeant artisanat macabre et paranoïa psychologique, Toycrafter propose de passer ses journées à fabriquer d'étranges sculptures de mannequins dans un atelier lugubre. Si la boucle de gameplay s'avère étonnamment relaxante et l'ambiance réussie, le titre de NewGen pèche par une rigidité regrettable, des graphismes rudimentaires et, surtout, une durée de vie famélique d'à peine une heure qui laisse un net goût d'inachevé.
Sommaire

Vous avez toujours rêvé de fabriquer des sculptures à partir de morceaux de mannequins dans un atelier lugubre ? Non ? C’est pourtant ce que propose TOYCRAFTER, un petit jeu indépendant signé NewGen, à mi-chemin entre artisanat et horreur psychologique. Pas de couloirs sombres ni de monstre aux trousses : on découpe, on peint, on visse, et on tente de garder la tête froide quand l’atelier devient franchement suspect. Reste à savoir si cette étrange séance de bricolage tient plus d’une heure. Réponse dans le test de Toycrafter, disponible sur Steam depuis le 30 avril 2026 et Xbox, Nintendo Switch, et PlayStation 5 depuis le 1er octobre 2026.
TOYCRAFTER tient une bonne idée : transformer un travail manuel en terrain d’angoisse...
Histoire - Une descente progressive dans la folie
On incarne un fabricant de poupées qui passe ses journées à assembler d’étranges sculptures à partir de « mannequins ». La routine aurait presque de quoi apaiser, sauf que l’atelier se referme peu à peu sur nous. Les jours passent, l’atmosphère s’alourdit et notre protagoniste décroche : on surveille autant l’évolution des sculptures que celle d’un homme dont la santé mentale file doucement.

Ne cherchez pas de grande aventure à rebondissements. Le jeu avance par glissement, en faisant d’une activité banale le décor d’une spirale paranoïaque.
Gameplay - Un atelier de bricolage sous tension
Chaque journée suit le même rituel : choisir le bon mannequin, découper les pièces nécessaires, les peindre, puis les visser sur leur socle. Les membres en trop partent à la réserve, les torses inutilisés à la déchiqueteuse. Il faut bien que quelqu’un s’occupe du recyclage.

Étonnamment, ça fonctionne. Les étapes s’enchaînent sans friction et je me suis surpris à trouver reposant le fait de découper, peindre et visser des morceaux de mannequins, phrase que je n’aurais jamais pensé écrire un jour. Le contraste entre ce travail minutieux et le décor sinistre est la meilleure idée du jeu.


Le revers, c’est la rigidité. Impossible de choisir librement le mannequin à découper ou d’improviser sur nos sculptures : on suit une procédure millimétrée, ce qui ressemble davantage à de l’exécution qu’à de la création.


Entre deux sessions, il faut aussi installer caméras et verrous : l'homme que nous incarnons dans le jeu, est convaincu que quelqu’un s’introduit dans l’atelier en son absence pour déplacer des objets.

Ces phases ajoutent une pointe d’enquête et nourrissent la paranoïa, même si leur mécanique reste très simple.

Le vrai problème est ailleurs : la durée. Tout est bouclé en un peu plus d’une heure, juste quand la boucle de gameplay commençait à nous plaire. On aurait volontiers fabriqué quelques sculptures de plus et creusé les mystères de l’atelier.


Graphismes - Une direction artistique low-poly et suffocante
Côté visuel, TOYCRAFTER adopte un style low-poly qui m'a fait penser au jeu One-armed Robber : modèles simples, décors dépouillés, aucun concours de beauté à l’horizon. Pour un petit jeu indépendant, je ne lui en tiendrai pas rigueur.

Surtout, l’atelier met mal à l’aise. L’agencement des lieux et les éclairages y sont pour beaucoup, avec ces zones d’ombre qui donnent l’impression que quelque chose se tient juste hors de notre champ de vision. Ce n’est pas joli, mais ce n’est pas le but : on manipule des mannequins dans un lieu d’apparence banale qui devient dérangeant, et notre séance de bricolage n’est jamais tout à fait tranquille.

Ambiance sonore - L'art du silence et du malaise
Le son installe l’isolement : bruits d’atelier, silences, impression diffuse que quelque chose cloche. Pas besoin de monstre qui surgit, il suffit d’être seul dans une pièce à assembler des morceaux de mannequins.

J'ai trouvé que la musique manquait de tension et ne soutenait pas toujours l’inquiétude que le jeu cherche à créer. Avec un atelier aussi sinistre et un héros qui sombre, j'aurais aimé qu’elle serre un peu plus la vis. Quitte à passer ses journées à découper des mannequins dans une pièce lugubre, j'aurais même préféré que le silence soit plus inquiétant.

Avis sur Toycrafter pour PC, le verdict du test
TOYCRAFTER tient une bonne idée : transformer un travail manuel en terrain d’angoisse. L’assemblage est simple et agréable, l’ambiance prend, et j'aurais bien poussé la porte plus loin. Mais la liberté de création est trop mince, l’aventure trop courte, les graphismes modestes et la musique trop sage pour que le souvenir reste. J'ai passé un bon moment sans jamais m’ennuyer, avec l’impression qu’il restait quelques poupées à assembler.
Pour terminer, voici un résumé rapide de ses principaux atouts et de ses défauts.
Les points forts de Toycrafter
- Ambiance oppressante dans l’atelier
- Boucle de gameplay agréable
- Descente dans la paranoïa bien amenée
Les points faibles de Toycrafter
- Durée de vie extrêmement courte
- Gameplay rigide
- Graphismes rudimentaires
- Potentiel horrifique sous-exploité
Bande annonce du jeu Toycrafter
Prix et disponibilité en ligne
PC 2.99€
Switch 2.99€
PlayStation 2.99€
Xbox 2.99€FAQ : Tout savoir sur Toycrafter
Quel est le genre de Toycrafter et son classement PEGI ?
Toycrafter est un jeu de type FPS. Il est classé PEGI 16. Contenus sensibles : Violence.
